• CHAPITRE 809

    L’espace d’un instant, Derek espéra que, malgré ce que ce salaud de George lui avait fait vivre, Meredith aurait envie de goûter à son membre, comme elle avait commencé à le faire juste avant. Il ferma les yeux, pour essayer de retrouver la sensation qu’il avait éprouvée alors, et aussi revoir l’image de la bouche de Meredith qui s’approchait timidement de son pénis, déposait ces tout petits baisers sur son gland, la langue qui léchait sa hampe, et son air confus quand elle s’était reculée, n’osant aller plus loin. Malheureusement, les évènements avaient fait qu’il n’y avait pas eu de seconde fois. Il le comprenait et ne fut pas déçu quand elle se contenta de prendre son phallus en main, lui prodiguant de douces caresses, faites de lents allers et retours le long de sa hampe, agrémentés parfois d’effleurements de son pouce tout autour de son gland. Il apprécia le câlin, le visage niché dans le cou de son amie, les yeux fermés, la bouche tout contre son oreille pour qu’elle comprenne, à sa respiration saccadée, à quel point il était excité. De son côté, il n’était pas en reste, ses doigts jouant avec ses grandes lèvres, les séparant pour mieux les titiller, les fouillant jusqu’à trouver le clitoris. Il humecta son index de ses secrétions intimes et le fit tourner autour du petit bouton, s’y appuyant parfois quelques secondes avant de relâcher la pression. Les gémissements que commençait à pousser la jeune fille résonnèrent comme un appel. Il se laissa glisser le long de son corps, lui retirant par-là même son sexe de la main, pour pouvoir atteindre sa vulve trempée et la lécher comme il en avait envie. Il prit la main de Meredith qui s’agrippait déjà au tapis et la posa sur son mont de vénus. Donne-la-moi. Montre-moi ce que tu veux.

    Gênée comme à chaque fois qu’il exigeait d’elle ce genre de choses mais pourtant terriblement excitée par ce que ça allait impliquer, Meredith écarta de deux doigts son intimité. Devant ce sexe ouvert, s’offrant totalement à lui, Derek ne put retenir un gémissement, lui aussi, et se jeta goulûment dessus, le lapant à grands coups de langue, puis le léchant plus délicatement. Tout à coup, il passa les mains en dessous des fesses de sa partenaire, pour les caresser bien sûr, mais surtout les soulever un peu et lui rendre plus accessible l’entrée de son vagin qu’il voulait posséder de toutes les façons possibles, avec sa langue, avec ses doigts, avec lui tout entier. Il explora sa vulve avec avidité, se promenant dans le moindre des recoins, s’attardant plus spécialement sur son clitoris, l’aspirant doucement, pour le suçoter, avant de le relâcher pour le faire sautiller sous les assauts de son doigt, et permettre à sa langue de poursuivre sa route vers les profondeurs de son intimité, léchant avec délice l’entrée de son vagin qu’il prépara à l’accueillir. Dans un concert de gémissements, il fit aller et venir en elle deux de ses doigts, pendant qu’il revenait câliner son petit bouton, l’agitant dans tous les sens sous sa langue. Tout à coup, il s’arrêta et remonta lentement, parsemant sur sa route baisers et légères morsures sur la peau de son ventre, tandis que sa main revenait cajoler sa poitrine. Mais Meredith ne l’entendit pas ainsi. Non, n’arrête pas. Lèche-moi encore, le supplia-t-elle.

    Il lui donna un coup de langue sur le bout d’un sein. C’est ce que je fais, répondit-il, taquin, sachant parfaitement ce à quoi elle faisait allusion.

    Derek ! grogna-t-elle. Elle comprit, en voyant son sourire moqueur, ce qu’il attendait d’elle et n’eut plus la force de s’y opposer. Son désir était trop fort. Mon clitoris, lèche-le. J’adore ça. Inconsciemment, elle tira encore un peu plus sur les bords de son sexe pour le lui ouvrir plus largement. Fais-moi jouir avec ta langue. Cette fois, ce furent trois doigts qui s’immiscèrent en elle pour caresser ses parois intimes, pendant qu’il aspirait son petit bouton en le faisant sauter inlassablement sous sa langue.

    Meredith sentit rapidement les petites décharges désormais familières traverser son corps. Ses jambes se mirent à trembler, son souffle s’accéléra et ses mains agrippèrent les cheveux de Derek. Dans un râle, elle s’abandonna et les muscles de son vagin se contractèrent en spasmes violents, lui arrachant de petits cris de béatitude. Derek la prit dans ses bras, le temps qu’elle se calme, continuant à lui donner de petits baisers ci et là, à passer la main sur son corps pour en suivre les courbes qu’il aimait tant. Mais son désir était trop fort, il ne put plus attendre pour le satisfaire. Il s’allongea sur elle, le membre déjà en main pour le guider, lorsqu’il réalisa qu’il avait à nouveau oublié de se protéger. Il se releva pour fouiller dans les poches de son pantalon. Je serai bien content quand tu prendras la pilule ! marmonna-t-il en déchirant l’emballage du préservatif, comme si cela ne faisait aucun doute dans son esprit qu’elle était totalement consentante. J’en ai marre de ces conneries.

    Si j’étais certaine que tu ne le regrettes pas tout de suite après et que tu ne prennes pas la fuite comme à Aspen, j’accepterais immédiatement ! pensa la jeune fille qui avait un sourire crispé. Et surtout, il faudrait que je sois sûre de pouvoir compter sur toi en cas d'accident.

    Derek enfila prestement l’étui de latex et revint se coucher sur elle, la dévorant à nouveau de baisers fougueux et passionnés, poussant un petit cri lorsque son pénis se faufila en elle, cerné par les parois qui se resserraient déjà. Il s’immobilisa un instant, logé au fond d’elle, le temps de reprendre un tant soit peu le contrôle, puis entama ensuite de lents et profonds allers et retours, s’émerveillant à chaque mouvement de cette sensation toujours renouvelée, de ce plaisir sans cesse éprouvé. Et les ongles de Meredith qui étaient en train de lui labourer le dos étaient la meilleure des preuves qu’elle ressentait la même chose. Petit à petit, répondant aux petits cris d’impatience de sa compagne, il accéléra la cadence, s’appuyant sur ses bras pour donner plus de force à chacun de ses coups de rein, allant à chaque fois buter au fond de son vagin. Mais la sensation était trop forte, trop intense, pour qu’il puisse tenir longtemps. Il se retira, en haletant, et s’allongea sur le dos, l’entraînant avec elle pour qu’elle s’installe sur lui. Il ne la quitta pas des yeux tandis qu’elle s’empalait sur son sexe, en se mordillant les lèvres pour étouffer le gémissement qui lui montait aux lèvres. Elle était tellement belle avec ses cheveux qui virevoltaient autour de son visage à chaque mouvement, et ce regard fiévreux d’où avait disparu toute trace de sa pudeur habituelle. Pendant qu’elle allait et venait le long de son phallus, il fit courir ses doigts sur son ventre et son buste, avant de reprendre ses seins qu’il caressa avec empressement, alternant les attouchements en douceur avec d’autres, plus appuyés. Il la sentit petit à petit qui perdait le contrôle et la saisit par les hanches, pour l’aider à coulisser plus rapidement et plus fort. Il ne lui fallut plus attendre longtemps pour que, les ongles enfoncés dans la peau de ses flancs, les yeux légèrement révulsés, elle clame son plaisir en émettant un râle. Il la rejoignit aussitôt dans un cri. Le souffle court, leurs corps agités des soubresauts de la jouissance, ils se serrèrent l’un contre l’autre, sans se dire un mot, inquiets, sans se l’avouer, de ce que le lendemain leur réservait.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :