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  • Lame de 5, dit le chirurgien en tendant sa main vers l'infirmière.

    Mesdames et messieurs, nous sommes en train de vivre un moment historique, clama de sa voix forte un deuxième médecin. Un frémissement parcourut l’assemblée qui se pressait en nombre dans la salle d’opération ainsi que dans la galerie. Dans quelques instants, mon réputé confrère et également  – je suis fier de le dire - mon meilleur ami, le Dr Derek Shepherd, va procéder à la séparation de ces petites sœurs siamoises, selon une nouvelle technique que nous avons mise au point.

    Dr Sloan, ne pourriez-vous pas nous décrire cette technique justement, et nous expliquer les circonstances qui ont fait que notre clinique a été amenée à traiter ce cas ? demanda un troisième homme, âgé d’une cinquantaine d’années.

    J’allais y venir, Dr Webber, répliqua Mark, agacé qu’on soit intervenu dans son discours en lui cassant tout effet de surprise. Il y a quinze mois, ces jumelles sont nées prématurément, à vingt-six semaines. Elles n'avaient aucun organe vital en commun mais elles étaient rattachées dos à dos par le bas de la colonne vertébrale, dans la région lombo-sacrée, avec fusion du cône médullaire terminal qui, comme vous le savez tous, commande la motricité des jambes ainsi que les fonctions vésicales et anales. Tous les hôpitaux qui ont été contactés par les parents ont refusé d’envisager la séparation, en raison de la grande prématurité des enfants d’une part et du risque de paralysie inhérent à une intervention liée à la moelle épinière d’autre part.

    Epongez, nom de Dieu, ordonna sèchement le Dr Shepherd à son assistante. Comment voulez-vous que j’incise si je ne vois pas où je vais ? Vous êtes vraiment stupide ou vous le faites exprès ?

    Mark Sloan continua son exposé comme si de rien n’était. Si nos confrères sont peureux et timorés, nous ne le sommes pas. Au Golden Health Center, tout problème trouve une solution. En l’occurrence, ici, c’était même limpide. Que voulez-vous, on est un génie ou on ne l’est pas !

    Il est certain que vous, vous n’en êtes pas une ! éructa Derek à l’intention de son infirmière. Bon sang ! Qu’est-ce qui m’a foutu une telle empotée ? Dégagez ! Je ne veux plus vous voir dans mon bloc. Au-dessus de ses lunettes-loupes, il balaya son regard d’une infirmière à une autre jusqu’à ce qu’il trouve une qui lui convienne. Vous, là, venez ici et remplacez-la. Et tâchez de faire mieux sinon vous suivrez le même chemin.

    Mark resta imperturbable. Je disais donc que nous avons accepté de prendre en charge la séparation de ces deux enfants. Dans un premier temps, nous avons décidé de les laisser grandir afin de permettre à leur peau d’acquérir une certaine maturité pour pouvoir supporter l’opération. Cette période d’attente a été mise à profit pour procéder à une série d’examens qui ont déterminé les spécificités du cas. A quel point les fillettes partageaient-elles leur circulation sanguine ? Fallait-il les considérer indépendamment ou comme un seul organisme ? Donc quelle médication leur prescrire ? Quantité de questions pratiques se sont également posées, par exemple pour faire entrer ensemble les deux corps dans l'étroit tunnel de l’IRM.

    Maintenant, continua Richard Webber après avoir jeté un coup d’œil vers son neurochirurgien, le Dr Shepherd termine la division de la moelle.

    Bien que concentré sur sa tâche, Derek expliqua sa préparation. Il était également important de déterminer si chaque patient avait son propre système nerveux, si les connections sensitives étaient correctes. Nous devions savoir avant de commencer l’intervention quel risque elle présentait pour les capacités motrices des enfants et l'urodynamique qui garantit le bon fonctionnement du sphincter.

    Ceci étant résolu, poursuivit Mark, j’ai placé il y a cinq semaines, des ballonnets gonflables sous la peau pour permettre à celle-ci de se dilater et de recouvrir la zone de séparation. Environ dix centimètres carré de peau ont pu être gagnés de cette manière, rendant l'opération possible.

    Derek prit le relais. Pour l’intervention proprement dite, nous avons opté pour la microchirurgie sous microscopie. Comme nous nous trouvions en présence de fusion médullaire, pas osseuse, et des parties molles, muscles et peau, il était impératif de pouvoir repérer le bon passage parmi les nerfs pour ne pas laisser de séquelles.

    Mais, en fin de compte, c’est le geste chirurgical qui pose le moins de difficultés, affirma Mark.

    Si tu le dis, ricana Derek. Il ne faut pas se voiler la face. Le risque de paralysie des jambes est là et bien là. Dans quelques temps, ces gamines galoperont ou il faudra les pousser en fauteuil roulant jusqu’à la fin de leur vie, conclut-il avec un certain cynisme, sans se soucier de l’impression qu’il allait faire sur son auditoire.

    Nous n’allons pas tarder à le savoir, commenta, fébrile, Mark Sloan. Les deux amis échangèrent un regard où se lisait l’excitation. Vous êtes prêt, Dr Shepherd ?

    De toute façon, plus moyen de reculer, ironisa Derek. Alea jacta est. Il écarta les deux corps l’un de l’autre. A vous de jouer maintenant, Dr Sloan.  


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  • La porte du bloc opératoire s'ouvrit à la volée. L'écho des vivats et des applaudissements se fit entendre. Les deux chirurgiens surgirent côte à côte, un sourire triomphant sur les lèvres. Ils échangèrent un regard complice.

    On a réussi, mec ! Mark leva sa main en l'air.

    Derek vint la frapper à la volée. Oui, on a réussi.

    Ah nom de Dieu ! s’écria Mark avec des yeux brillants d’autosatisfaction. Je viens de vivre les sept meilleures heures de toute ma putain de vie.

    Quel suspense ! s’enthousiasma Derek.

    Ouais. Et quel soulagement quand les morveuses ont bougé leurs pieds, ajouta Mark.

    Derek étouffa un rire. T'es dégueulasse. Ce sont des bébés, tout de même.

    Les deux hommes se dirigèrent vers la salle des douches. Ne me dis pas que tu deviens sentimental, se moqua Mark. Dans tous les cas, j'ai adoré ton speech. Il singea le ton solennel et pompeux que son ami avait pris quelques minutes plus tôt. C'est une réussite scientifique autant qu'humaine.

    Derek prit un air blasé. Que voulais-tu que je dise ?

    Mark étreignit brièvement les épaules de son ami. J'ai cru que Webber allait se chier dessus.

    Tu m'étonnes. On vient de lui faire une sacrée publicité pour sa clinique, se vanta Derek.

    Mark sourit de toutes ses dents. Et pour nous, donc ! Il huma l'air. Tu la sens ? Dis, tu la sens, cette odeur ?

    Derek poussa la porte qui menait aux vestiaires. Quelle odeur ? demanda-t-il d'un air intrigué.

    Mais l'odeur de la gloire, nom de Dieu, s’exclama Mark. L'odeur de la gloire, celle qui nous attend au-dehors. Il ouvrit grand les bras. On est les rois du monde.

    Derek regarda son camarade avec un air goguenard. Du calme, Leonardo. On n'y est pas encore. Et surtout prenons garde à ce que le Titanic ne coule pas.

    Mark secoua la tête avec une mine affligée. Pfft ! Mon ami... ton cynisme me désole. Tu ne peux pas nier que nous avons mené cette affaire d'une main de maître, et ce de A jusque Z.

    Ils commencèrent à se déshabiller. Je dois reconnaître qu'on ne s'est pas trop mal débrouillé, concéda Derek. Mais il faut avouer que la chance était avec nous. Déjà le fait d'apprendre que ce cas existait…

    Et que les parents nous aient fait confiance, ajouta Mark.

    Derek fit une moue dédaigneuse. Comme s’ils avaient eu le choix ! Ils sont pauvres comme Job. Quand on les a appelés, c’est comme si c’était le Messie qui leur téléphonait, déclara-t-il fort peu modestement. Non, notre mérite, c’est d’avoir pu convaincre Richard de prendre tous les frais en charge. Voilà quinze mois qu'il nous soutient sans être sûr du résultat final.

    Les risques étaient limités tout de même, estima Mark. Il sait ce qu’on vaut. Et de toute façon, à partir du moment où on lui a fait miroiter un énorme retentissement dans le milieu médical et la presse, il était à notre botte.

    Néanmoins, il faut rendre à César ce qui lui appartient, insista Derek. Webber a eu du cran de nous suivre sur ce coup-là.

    Mark haussa les épaules. On a su persuader le vieux de miser sur le long terme et on a eu raison. Voilà pourquoi nous sommes les rois du monde.

    Ou du moins que nous le serons un jour, dit Derek en souriant. Il entra dans la douche. Mark prit la cabine voisine. Oui, approuva-t-il d'une voix plus forte pour que son ami puisse l'entendre. Oui, un jour, nous aussi, nous aurons pignon sur rue.

    Derek se savonna énergiquement. Que Dieu t'entende, mon ami !

    Bah ! Dieu n'aura rien à voir avec ça, répliqua Mark. On y arrivera parce qu'on a des couilles ! Un jour pas si lointain que ça, je t'en fiche mon billet, nous serons les patrons de la plus grande clinique privée de Frisco.

    Derek éclata de rire. Ouais. Et ce jour-là, à moi les cerveaux, à toi les nichons !

    Va te faire foutre, connard, hurla Mark avant d'éclater de rire à son tour.


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  • Les deux hommes étaient en train de se sécher lorsque Mark interpella son ami. Dis donc, t’as pas été tendre avec l’infirmière de bloc, tout à l’heure.

    Elle est vraiment trop conne, asséna Derek avec mépris. Je ne supporte pas les godiches.

    T’avais pas couché avec elle à une époque ? demanda Mark. Derek opina de la tête avec un air sombre. Comment elle s’appelle déjà ? se renseigna Mark

    Qu’est-ce que j’en sais moi ? grommela Derek. Shania… Shawna… Sheila… Sharla… J’ai oublié.

    Mark rit  Tu couches avec une nana et tu ne te souviens même pas de son prénom ?

    Je ne me souviens que de celles qui valent la peine et là… Derek grimaça. Elle est aussi mauvaise dans une salle d’op’ que dans un pieu. D’ailleurs, ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Quand tu baises mal, tu travailles mal, décréta-t-il. Dès demain, je la fais renvoyer.

    Mark l’approuva d’un signe de tête. Bonne idée, ça obligera Webber à en engager une autre. Il faut renouveler le cheptel de temps en temps, dit-il en enfilant son pantalon. Bon, alors, on va manger un bout pour fêter notre succès ? Qu’est-ce que tu dirais d’aller au Niebaum-Coppola.

    Derek souffla bruyamment. Pfft ! T’as pas mieux ? On bouffe vraiment mal là.

    On s’en fout, rétorqua Mark en examinant les quelques chemises qui pendaient dans son vestiaires, pour choisir celle qu’il allait mettre. On ne va pas là pour la gastronomie mais pour se montrer. Avec un peu de chance, on pourrait voir Francis Ford Coppola.

    Mon pauvre vieux, comme tu peux être snob parfois, déplora Derek en fermant son jean. Je me fous de croiser Coppola. Après une journée comme celle-ci, j’ai simplement envie de bien bouffer. Alors, j’aimerais autant aller au Scala's Bistro.

    Sachant qu’il n’obtiendrait pas gain de cause, Mark s’inclina. Si tu préfères ! Et après, on se met en chasse. Moi, après un bon repas, faut que je baise. Il enfila les chaussures italiennes qu’il avait achetées la veille chez Barneys New York pour quatre cents dollars. C’est excellent pour la digestion. On pourrait sortir au Factory. Là, ils ne laissent entrer que les jeunes et jolies poulettes. On pourra faire notre marché.

    Derek passa une chemise d’un blanc immaculé et impeccablement repassée. Toi, tu fais ce que tu veux. Moi, j’ai des projets. A 22h pétantes, je dois être dans le hall de la clinique.

    Pourquoi ? demanda Mark, surpris.

    J’ai rendez-vous avec une petite infirmière, lui annonça Derek.

    Laquelle ?

    Je ne sais pas si tu la connais, dit Derek en se regardant dans le miroir pour juger de l’effet qu’il faisait. Elle travaille ici depuis une quinzaine seulement. Ça fait une semaine que je pose mes jalons et ce soir, j’emporte le morceau.

    Elle est comment ? s’enquit Mark avec curiosité

    Son ami prit un air désabusé. Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? C’est une fille… pas très grande, longs cheveux bruns, plus ou moins vingt-cinq ans… Elle s’appelle Rose.

    Mark fronça les sourcils. Rose ? Ah oui ! Je vois. Bof… pas terrible.

    Derek sourit. Ce n’est pas Miss Californie, je suis bien d’accord. Mais bon, elle n’est pas si mal. De toute façon, pour ce que je veux en faire…

    Mark dévisagea son meilleur ami avec un certain scepticisme. Tu as bien regardé ses yeux ? On dirait des boules de billard.

    Derek ricana avec méchanceté. Si tu crois que ce sont ses yeux que je vais regarder quand je vais la sauter…

    Ben, quand même, insista Mark. A moins de lui mettre un oreiller sur la figure, tu ne pourras pas éviter de les voir. Cette fille me fait peur. Elle me fait penser à Kermit la grenouille.

    Derek referma la porte de son vestiaire en la claquant. Si elle fait Piggy la cochonne en même temps, ça me va.

    Mark hocha la tête avec un air faussement désapprobateur. Derek… Derek, mon ami... Où est passé le jeune homme romantique et fleur bleue que tu étais adolescent ?

    Une ombre passa sur le visage de Derek. Mort à la faculté de médecine. 


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  • Attablés au bar du Scala, en attendant qu’une table se libère, Derek et Mark sirotaient un whisky, tout en parcourant la salle des yeux, tels des chasseurs à l’affût d’une proie.

    Il n’y a rien de bien, ce soir, constata Mark. Il va vraiment falloir qu’on aille chasser au Factory.

    Sans moi, j’t’ai dit, lui rappela Derek. Cette nuit, je me fais câliner par Rose.

    Mark prit un air écœuré. Je te la laisse. Mais une fois que tu auras fini de jouer le remake du Muppet Show – Derek pouffa de rire – on pourra peut-être passer aux choses sérieuses… notre pari, précisa Mark devant le regard interrogateur de son ami.

    Derek suivit des yeux une blonde qui venait de passer devant eux. Quel pari ?

    Mark éclata de rire. Mais oui, c’est ça, prends-moi pour un con !

    Derek sourit. Je ne pensais pas que tu étais sérieux quand tu as parlé de ce truc.

    Et comment que j’étais sérieux ! s’exclama Mark. Je t’avais dit qu’on allait réussir cette intervention haut la main. Mais, toi, le défaitiste, tu voyais déjà les moutards en chaise roulante. Qui est-ce qui avait raison ? Il se tapota le torse. Bibi. Alors, tu vas devoir t’incliner et faire mon gage.

    Quoi comme gage ? demanda Derek, en faisant signe au serveur de remplir leurs verres.

    Eh bien, j’ai pensé que ce serait sympa - Mark eut un sourire démoniaque – si tu te tapais une moche, claironna-t-il fièrement. Derek ouvrit de grands yeux. Mark leva son index en l’air. Mais attention, pas n’importe comment ! Il ne suffit pas de la sauter dans un coin. Non, non, non. Il faut que ça se sache !

    Derek se montra aussitôt inquiet. Comment ça, il faut que ça se sache ? 

    Ben oui, sinon, ce ne serait pas amusant. Mark haussa ses sourcils plusieurs fois de suite. Alors, non seulement tu dois sortir avec un laideron mais tu dois t’afficher avec elle.

    Et où tu veux que je m’affiche ? questionna Derek.

    Mark regarda son meilleur ami avec l’expression de celui qui va faire un sale coup. Au gala de charité, laissa-t-il tomber.

    Il fallut quelques secondes pour Derek comprenne ce dont Mark voulait parler. Le gala du California Pacific ? Mark approuva d’un grognement. T’es cinglé ! grommela Derek. Le sourire arrogant de Mark l’agaça. Va te faire foutre Sloan ! clama Derek. Il est hors de question que je me donne en spectacle devant toute la bonne société de la ville.

    Justement, c’est ça qui est amusant, objecta Mark. Tous les yeux seront rivés sur toi. Le séduisant Dr Shepherd qui sort avec un thon. La honte ! Il s’esclaffa.

    Derek lui lança un regard noir. N’y compte pas ! J’ai une réputation à tenir, moi.

    Alors tu as perdu le pari, conclut Mark. Et tu me dois cinq mille dollars.

    Tu les auras demain, promit Derek.

    Mark afficha un sourire victorieux. De toute façon, je savais que tu n’oserais pas. Tu n’as pas tant de couilles que ça, finalement.

    L’orgueil de Derek s’en trouva aussitôt titillé. Et si je le fais, ton pari, je gagne quoi, moi, dans l’histoire ?

    Cinq mille dollars aussi, répondit Mark du tac au tac. Et je te donne un bonus de deux mille si tu m’apportes une preuve.

    Tu veux que je te rapporte son string ? ironisa Derek.

    Non, je préfère un truc plus éducatif, comme un documentaire, tu vois, répondit Mark sur le même ton. Tu vas filmer tes ébats avec Miss Mocheté.

    T’es un vrai malade, lança Derek avant de réfléchir quelques secondes au marché que Mark lui proposait. Mais je suis partant. D’accord, je vais le faire, ton gage. Et pas pour l’argent, ça je m’en tape. Mais celui qui pourra dire que Derek Shepherd est un lâche n’est pas encore né.

    Mark se frotta les mains. Très bien ! Bon, ne nous reste plus qu’à trouver ta cavalière.

    Derek fit un sourire en coin. Je suis sûr que tu as déjà ton idée sur la question.

    Non, pas encore, mais ça ne devrait pas être difficile à trouver. Mark regarda autour de lui. Malheureusement, il y a plus de filles laides que de jolies dans ce bas monde. Evidemment, il y a bien Rose…

    Derek lui donna une bourrade amicale sur l’épaule. Arrête ! Rose est loin d’être laide.

    Mark feignit d’être stupéfait. Oh ! Mais avec quelle ardeur tu la défends ! Ma parole, tu es en train d’en tomber amoureux.

    Derek éclata de rire. Amoureux ! Moi ? Jamais !


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