• CHAPITRE 801

    Assis sur son lit, Derek regarda d’un œil critique sa chemise qui couvrait à peine les fesses de Meredith. Tu aurais pu t’habiller autrement tout de même. Tu te baladerais nue que ce serait la même chose. Je te rappelle que nous ne sommes pas seuls dans cette maison.

    Je ne voulais pas te réveiller alors j’ai pris la première chose que j’ai trouvée, expliqua la jeune fille. De toute façon, qui est-ce qui aurait pu me voir ? A cette heure-ci, tout le monde dort.

    Ouais, ben quand même, grommela Derek. On ne sait jamais. Tu n’es pas la seule à avoir des soifs nocturnes. L’idée que tu puisses croiser Mark dans cette tenue… Son front se barra d’un pli de contrariété.

    Agacée, Meredith leva les yeux au ciel. Oh arrête ! C’est ton meilleur ami, et le mien ! Et en plus, il est médecin. Il voit plein de femmes nues tous les jours. Alors ce ne sont sûrement pas mes jambes qui vont l’émouvoir.

    Oui, il voit plein de femmes nues tous les jours, répéta Derek. Mais en général, elles sont mal foutues, c’est d’ailleurs pour ça qu’elles s’adressent à lui. Et même si c’est notre ami, Mark n’en demeure pas moins un homme. Et puis merde ! s’emporta-t-il soudain. Il serait même ton frère que ça ne me plairait pas qu’il te voie comme ça.

    Moi, il y a des tas de choses qui ne me plaisent pas ! lança Meredith sur un ton acerbe. Mais je les garde pour moi. Elle passa dans la salle de bains.

    Derek la suivit. Ah mais non, je t’en prie, vas-y, vide ton sac, la pria-t-il sèchement.

    Elle se tourna vers lui, ses joues rosies par l’énervement. Eh bien, pour commencer, tu me gonfles avec ta jalousie, tu ne peux même pas imaginer à quel point. Elle commença à tourner en rond dans l’espace réduit de la pièce en levant les bras au ciel. Monsieur m’accorde un soir par semaine et le reste du temps, je ne sais absolument pas ce qu’il fait. Mais moi, je n’ai pas le droit de bouger d’un pouce sans sa permission.

    Tu ne manques pas de culot, toi, cria Derek avant de baisser le ton devant les gestes énergiques qu’elle lui faisait. On n’a jamais respecté cette règle d’un soir par semaine. En plus, je t’ai proposé qu’on passe les week-ends ensemble. Il leva une main grande ouverte en l’air. Alors, hein ! Et puis, tu fais ce que tu veux, affirma-t-il avec une absolue mauvaise foi. Je ne t’ai jamais rien interdit. Et je ne suis absolument pas jaloux. Il ricana. Moi, jaloux, ! La bonne blague.

    Oui, c’est vrai, pardon. Tu n’es pas jaloux, tu es possessif ! asséna Meredith. Tu me considères comme ta chose, ta propriété. Sans qu’elle s’en rende compte, elle se mit à crier, elle aussi. Toi, tu peux te taper toutes les infirmières que tu veux, plusieurs à la fois même, mais moi, je devrais sortir couverte des pieds à la tête. Achète-moi une burka tant que tu y es !

    Derek pointa un doigt accusateur sur elle. Hé, les infirmières, c’est de l’histoire ancienne. Alors, ne remets pas ça sur le tapis parce que ça t’arrange. Et il n’a jamais été question de te cacher mais… mais ce qui est à moi est à moi, tonna-t-il. Alors, oui, je suis possessif, si ça t’amuse. Excuse-moi de ne pas vouloir que tous les mecs de la terre se rincent l’œil avec les fesses de ma petite amie. Il fut énervé de constater qu’aucun de ses arguments ne semblaient suffisants pour raisonner la jeune fille. Et arrête de t’agiter comme ça, tu me donnes le tournis.

    Tous les mecs de la terre ? s’indigna-t-elle en ne tenant absolument pas compte de sa demande. Tous les mecs de la terre ? Dans cette maison ? Son cœur battait à tout rompre et elle avait l’impression d’avoir couru un marathon tellement elle était essoufflée. Jamais encore, elle n’avait encore été dans un tel état de rage. Pour un peu, elle l’aurait giflé.

    Elle voulut sortir mais il la retint par le bras et elle se débattit pour lui échapper, en lui donnant des coups du plat de la main sur le torse. Cependant, il était bien plus fort qu’elle et il l’attira à lui, la retenant par un bras passé autour de la taille, tandis qu’il attrapait d’une main ses poignets, l’un après l’autre, les serrant fortement, pour l’empêcher de continuer à le frapper. Ils se lancèrent un regard terrible juste avant que, éperdu de désir, il ne se jette sur sa bouche. Le contact fut si violent que leurs dents s’entrechoquèrent. Meredith tenta de le repousser mais il la retint. Arrête, arrête, la supplia-t-il. Je ne veux pas me disputer avec toi, pas maintenant, pas pour ces conneries. Je suis jaloux, c’est vrai, reconnut-il, la voix sourde. Je te veux à moi, rien qu’à moi. Il la regarda avec des yeux de chien battu. Je… je tiens vraiment à toi, tu sais bien.

    Comme à chaque fois qu’il exprimait, même furtivement, l’ombre d’un sentiment, surtout avec ce regard-là, Meredith sentit s’évanouir sa colère. Et pourtant… "Je tiens à toi", qu’est-ce que ça pouvait bien signifier pour lui ? Il y avait tant de gens auxquels elle tenait : les membres de sa famille, Margie, la meilleure amie de sa mère qui s’occupait d’elle, parfois, quand sa mère devait travailler tard, Tante Ellis aussi, même si elle n’était plus celle qu’elle avait connue enfant, et enfin le dernier en date, Mark, l’ami auquel elle se confiait. Mais aussi fort tenait-elle à toutes ces personnes, cela ne ressemblait en rien à ce qu’elle ressentait pour Derek. Elle espérait qu’il en était de même pour lui. Peu importe qui me regarde, il n’y a que toi qui m’intéresse, murmura-t-elle avec une intonation presque douloureuse. Et je ne te permets plus d’en douter.

    OK. Derek posa son front contre celui de la jeune fille. Tu me pardonnes ? Il lui passa une main sur son visage tout en lui tendant ses lèvres. Leurs bouches s’effleuraient à peine que Derek soulevait Meredith pour l’emmener dans la chambre. Il la déposa sur la commode et lui encadra le visage avec les mains, avant de lui pincer la lèvre supérieure entre les siennes pour la tirer légèrement, et faire ensuite la même chose avec l’inférieure. Il se mit à lui lécher celle du haut tandis qu’il insinuait le pouce entre leurs bouches pour caresser en même temps celle du bas. Il fut surpris mais ravi lorsque Meredith prit son doigt en bouche pour le mordiller. Voilà une réaction à laquelle elle ne l’avait pas habitué mais dont il était plus que demandeur.


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Samedi 27 Octobre à 17:57

    Bonsoir à tous, elle a cédé je la comprends totalement comment résister à Derek oopswinktongue . Ceci dit qu'elle arrête de se fustiger par après parce que chaque fois c'est pareil il faut qu'elle essaie de se tenir à ce qu'elle dit même si ce n'est pas facile on est d'accord sinon son mec la fera fléchir à chaque fois et puis en attendant on n'avance pas sur les questions sérieuses et essentielles.

    En parlant de ça il est jaloux et tient à elle mais pour rendre une femme heureuse ce n'est pas uniquement la combler au lit et/ou lui offrir des cadeaux je suppose que ça il le sait ça en fait partie oui mais il faut autre chose donc il n'appartient qu'à lui de lui montrer qu'elle compte vraiment pour lui wink2.Bon samedi après-midi en ce 27 octobre 2018.

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