• CHAPITRE 776

    Tu es sûr de toi ? insista Meredith en passant la main sur le dos du chien.

    Tu me demandes de le soigner mais tu n'as pas confiance en moi, lui reprocha Mark. Je t'ai proposé de le conduire chez un vétérinaire mais tu n'as pas voulu, alors faut savoir ce que tu veux.

    Tu as raison, admit-elle. Vas-y, soigne-le. Je ne dirai plus rien.

    Si seulement ça pouvait être vrai ! ironisa Mark. La jeune fille lui tira la langue. Il lui sourit affectueusement avant de commencer à examiner le chien. Bon, maintenant, on va essayer de trouver ce qui l’a mis dans cet état. Il lui tâta précautionneusement le corps, en écartant ses poils à la recherche d’une blessure.

    Je me demande ce qui lui est arrivé, lui dit Meredith.

    Moi, je me demande où sont ses maîtres, répliqua Mark en tournant autour de la table, pour examiner la croupe de l’animal sans déplacer celui-ci.

    Je te parie qu'ils l'ont abandonné, répondit Meredith. Regarde, il n'a ni collier, ni médaille et on voit bien qu'il n'est pas bien soigné. Tous ces gens qui prennent des animaux et puis, qui les abandonnent ! s'indigna-t-elle. C'est dégueulasse ! Elle flatta le museau du chien. Comment on peut abandonner un toutou si gentil ?

    Ah j'ai trouvé ! Mark lui fit signe de le rejoindre pour mieux voir. Ici, il y a des traces de sang. Les poils sont collés.

    Pauvre bête, murmura-t-elle, compatissante.

    Mark inspecta la blessure de plus près. Peut-être une morsure. Il caressa furtivement la tête du chien. Alors, mon gaillard, on s’est battu avec un copain ?

    Meredith mit son visage devant la tête du corniaud pour le regarder dans les yeux. Tu t’es battu pour un nonosse ?

    Ou pour une chienne, plaisanta Mark. Tu as voulu séduire la petite amie d’un chien plus gros que toi, c’est ça, hein ?

    Meredith fit les gros yeux au chien qui, ne se souciant nullement d'elle, tournait la tête dans tous les sens pour suivre Mark du regard, donnant l'impression qu'il voulait surveiller ce que le médecin faisait. C'est vrai ? Tout ça pour une fille ? J'espère qu'elle en valait la peine. Ça ne m'étonne pas que vous vous entendiez si bien tous les deux, ajouta-t-elle en regardant Mark du coin de l'œil. Vous êtes les mêmes. Toujours à draguer le premier jupon qui passe, et tant pis si la dame est déjà prise.  

    Tu dis vraiment n’importe quoi, ronchonna Mark qui continua son examen par une des pattes arrière. Il y a assez de femmes libres sur la terre pour que je ne m’attaque pas aux autres.

    Et pourtant, tu m'as draguée au gala alors que j'y étais avec Derek, lui fit remarquer la jeune fille avec un air malicieux.

    Tu l'accompagnais mais vous n'étiez pas encore ensemble à ce moment-là, lui rappela-t-il. Et depuis, je n’ai plus jamais rien tenté. Elle reconnut le fait en opinant de la tête. Pourtant, ce n'est pas l'envie qui m'en manque, pensa-t-il en prenant l'autre patte du chien.

    Celui-ci poussa un glapissement qui fit sursauter Meredith. Elle fusilla son ami du regard. Fais attention. Tu lui as fait mal, l'accusa-t-elle

    Mais je l’ai à peine touché ! se défendit-il avec énergie en se reprochant mentalement d'avoir accepté de s'occuper de ce maudit animal. Si Meredith avait eu deux sous de jugeote, elle l’aurait laissé emmener la bestiole chez un vétérinaire et ils auraient continué à profiter de leur journée. Au lieu de ça, il gaspillait son temps si précieux à soigner cette réserve ambulante de puces. Pour me faire engueuler en prime, se dit-il. En écartant une touffe de poils, il mit à jour une nouvelle lésion. Voilà pourquoi il a crié. Une autre blessure, ici. Là, il va falloir des points de suture. Peut pas y couper !

    Meredith prit la tête du chien entre ses mains pour qu'il la regarde. Eh bien, toi, on peut dire que tu as de la chance ! Le monsieur que tu vois là, c'est le meilleur chirurgien plasticien du pays. Alors, il va te faire les plus jolis points de suture qu'on ait jamais vus.

    C'est plus facile à dire qu'à faire, rétorqua Mark. Ce petit bonhomme est beaucoup plus poilu que mes patients. Je ne saurai pas faire des points de suture à moins de le raser autour de la plaie.

    Oh c'est pas un problème, ça, déclara Meredith avec assurance. Je reviens. Elle sortit de la cuisine et dévala les escaliers en courant.

    Mark alla prendre une chaise à la salle à manger et revint s’asseoir, face à la tête du chien. Qu’est-ce qu’elle va encore inventer, tu crois ? lui dit-il en le caressant affectueusement. Toi aussi, tu trouves qu’elle est complètement folle ? Le chien inclina la tête sur la gauche. Oui, on est d’accord. Mais que veux-tu ? Mark soupira. Je ne peux rien lui refuser alors… Il se pencha légèrement vers son nouveau complice. Surtout, tu ne le répètes à personne, mais je crois bien que je suis en train de tomber amoureux, chuchota-t-il. Le chien redressa subitement la tête, comme s’il comprenait l’énormité de ce que venait de lui avouer son sauveur. Mark sourit. C'est dingue, hein ! Compatissant, le chien laissa échapper un petit aboiement. Oui, je sais, c’est terrible et tu n'imagines même pas à quel point, conclut Mark


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Vendredi 21 Septembre à 11:41

    Bonjour à tous, il en est réduit à avouer ses sentiments à un chien au lieu de le dire à la personne concernée pauvre Mark. Bon vendredi le 3 ième de ce neuvième mois de l' année.

      • Butterfly
        Vendredi 21 Septembre à 19:46

        J'ai pensé exactement la même chose que toi, faute de pouvoir en parler à la fille concernée ou à son ami, il se confie à un chien. mais au moins il est sûr que son secret sera bien gardé. 

        A part ça, je trouve aussi que Mark se soumet un peu trop aux "caprices" de Meredith. Elle est encore fort, jeune, un peu immature par certains côtés et au lieu de mettre le stop, comme Derek le ferait sûrement, il fait ses 4 volontés dans l'espoir de lui plaire certainement sauf que ça ne servira à rien, je pense

      • Nolcéline 97234
        Samedi 22 Septembre à 11:36

        Bonjour à tous, oui mais que ferait- on pas par amour? 

        Moi je trouve qu' il se fait plus de mal qu' autre chose. Toute son attitude montre qu' il ne lâchera pas l' affaire. Ça s' arrêtera le jour où lui-même sera maqué ou alors  le jour où il se fera prendre et là je crains le pire. Bonne matinée de samedi à tous.

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