• CHAPITRE 748

    Tu ne penses pas que tu dramatises un peu ? dit sèchement Derek en regardant les deux petites cloques qui s'étaient formées sur le bras de sa petite amie. Si tu voulais lui faire peur, tu ne t'y prendrais pas autrement.

    Je ne veux absolument pas lui faire peur, s'insurgea Mark, choqué que son ami ne prenne pas la situation un peu plus au sérieux. De toute façon, je te l’ai dit, ce n’est pas ton domaine, alors tu ferais mieux de ne pas t’en mêler. Il passa délicatement le bout de son index autour de la plaie en regardant celle-ci d’un œil inquiet. Tu n’as pas trop mal ? demanda-t-il à sa patiente.

    Un peu mais c’est supportable, répondit-elle d’une petite voix.

    Je suis désolé, tellement désolé, Mer. Tout est de ma faute, se fustigea le chirurgien.

    Surprise par les reproches qu'il s'adressait, Meredith écarquilla les yeux. En quoi ? C’est moi qui ai été trop brusque en prenant la tasse.

    Non, non c'est moi, insista Mark. J'aurais dû moins la remplir.

    Derek lui lança un regard goguenard. Dis donc, monsieur le grand spécialiste, au lieu de perdre du temps à t'autoflageller, tu ne ferais pas mieux de l'emmener à la salle de bains pour faire couler de l'eau froide sur sa brûlure ? Ça calmerait sa douleur et surtout, ça empêcherait la brûlure de s’étendre.

    Oui, tu as raison, reconnut Mark. Nerveux, se sentant coupable de ce qui était arrivé, il se releva et rejeta la couette pour permettre à Meredith de sortir facilement du lit. Viens, dépêche-toi, l’encouragea-t-il. Détournant pudiquement le regard pour ne pas voir ses superbes jambes et surtout, son intimité que le tee-shirt dissimulait à peine – par chance Derek ne s'en aperçut pas - il lui tendit la main pour l'aider à se mettre debout. En la faisant passer devant lui, il aperçut le bas de ses fesses que son tee-shirt, décidément trop court, ne cachait qu’à moitié. Fermes, rebondies juste ce qu’il fallait, sans un gramme de graisse, elles étaient magnifiques, bien plus belles qu’elles ne l’étaient dans ses fantasmes, parfaites en fait. Il crispa la main sur son pantalon pour empêcher son sexe de se tendre à la rencontre de ces deux merveilles. Sachant qu’il ne pourrait s'empêcher de les regarder s’il restait là, mal à l’aise à cause de la présence de Derek dans son dos, il s’empressa de se placer à côté de Meredith, qu’il guida vers la salle de bains, une main sur son épaule. C'est en les suivant que Derek se rendit compte que le tee-shirt de Meredith n’était pas aussi long que ce qu’il avait cru et qu'il ne cachait pas grand-chose du joli postérieur de la jeune fille. Par peur d’attirer l’attention de son ami sur quelque chose qu’il semblait ne pas avoir remarqué, Derek garda le silence, se promettant de veiller à ce que le tee-shirt n’en dévoile pas plus que maintenant.

    Dans la salle de bains, Mark fit couler l'eau froide et plaça le poignet de Meredith sous le jet, avant de reculer légèrement. Le mouvement que fit la jeune fille pour se pencher un peu en avant souleva l’arrière de son tee-shirt et découvrit donc un peu plus ses fesses. Le temps de saisir une serviette de bain, Derek se rua sur elle et lui noua la serviette autour de sa taille. Voilà, c’est mieux comme ça, dit-il en espérant que son ami n’avait rien vu.

    Ce qui n’était pas le cas. Mark n’avait pas perdu une miette du spectacle, ce qui l’avait mis au supplice. Comment était-il possible que tant de perfection soit réunie chez une seule et même femme ? Il se demanda si elle serait à lui un jour. La probabilité était faible mais il refusait de renoncer à tout espoir. Peut-être que Derek finirait par se lasser. Mais en attendant ce jour béni, il fallait soigner la demoiselle. Mark lui prit délicatement le bras pour promener toute la surface de son poignet sous l’eau froide. Ça te fait du bien ? s'enquit-il dans un murmure anxieux. Elle opina de la tête et voulut retirer son bras de dessous le jet d'eau. Mark la retint. Non, non, pas encore. Tu dois le laisser au moins dix minutes, lui recommanda-t-il. Après, je pourrai commencer les soins. Il se tourna ensuite vers Derek. Plutôt que de rester là à ne rien faire, va chercher la Biafine dans ma trousse. Et aussi quelques bandages.

    Derek ne cacha pas qu'il était ulcéré par le ton de commandement que son ami employait avec lui. Et pourquoi tu n’y vas pas toi-même ? Je sais ce que tu es le meilleur, ironisa-t-il, mais vu ce que tu fais maintenant, je devrais y arriver aussi, je pense.

    Je préfère rester pour surveiller l’évolution de la brûlure, argumenta Mark. Et franchement, si au lieu de perdre du temps à ergoter, tu étais déjà parti chercher ma trousse, tu serais déjà de retour.

    Mais Derek n’était pas disposé à s'incliner. Je ne sais même pas où elle est, ta foutue trousse !

    Elle est dans ma salle de bains, tiens ! Où tu voudrais qu'elle soit ?

    Meredith jeta un regard suppliant à son amant. Vas-y. Plus vite il aura ce qu’il faut, plus vite on sera tranquille et on pourra faire ce qu'on a envie.

    Il est têtu, tout de même, bougonna Mark en regardant son ami qui sortait de la salle de bains en ronchonnant. Comme si on avait du temps à perdre ! Dans l’état où tu es.

    Il est inquiet pour moi, c’est tout, et il veut aider, tempéra Meredith. Je peux retirer mon bras maintenant ? demanda-t-elle en joignant le geste à la parole. Elle retint de justesse la serviette de bains qui menaçait de tomber.

    Dans un autre univers, où elle n’aurait pas été la petite amie de Derek, Mark lui aurait dit de ne plus s’embarrasser de cette serviette, qu’après tout ils étaient entre amis, que la pudeur n’était pas de mise entre eux, qu’en tant que médecin il ne ferait de toute façon pas attention à sa nudité. Mais elle était la petite amie de Derek, alors il se tut. Il maintint son bras sous le jet d’eau. Laisse-le encore un peu. Quand Derek reviendra, je le sécherai avec des compresses stériles, puis je mettrai de la Biafine. Il lui jeta un regard plein de désolation. Je regrette tellement, Mer. Je voulais me faire pardonner de m’être énervé et finalement, j’ai fait pire que mieux.


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Vendredi 20 Juillet à 15:42

    Bonsoir à tous,

    Merci pour cette énième suite,

    C'est le moins qu'on puisse dire !!

    J'aime beaucoup le répondant de Derek yes.

    Mark n'aura pas toujours cet avantage la discussion promet d'être animée entre les deux hommes .

    Et Meredith qui ne  se rend compte de rien il faut dire que le meilleur ami de Derek sait y faire . Tout ce que je dis c'est que le neurochirurgien n'est pas dupe .

    Alors le plasticien veut se battre et ne pas renoncer TRÈS BIEN  de toute façon on ne peut pas l'en empêcher mais le combat est déjà perdu d'avance ça j'en suis certaine yes.

    Bon vendredi après-midi et bon week-end à tous.

    2
    Butterfly
    Vendredi 20 Juillet à 16:08

    Cette fois, Mark exagère ! Il traite Derek comme s'il était un de ses subordonnés de l'hôpital. S'il continue ça va mal se terminer

    3
    Dimanche 22 Juillet à 23:08
    Trop C'est Trop!!!!
    Derrk devrait se rebeller et Meredith est pour le coup trop naïve.
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