• CHAPITRE 742

    Derek rabroua son ami. Je sais, ça ! Mais je sais aussi ce que je dis. Il s’assit sur le bord du canapé et regarda tendrement son amie qui dormait. Elle va mieux. Elle ne me repousse plus. Enfin, elle ne l’a jamais vraiment fait mais depuis qu’on est arrivé ici… Il se tourna vers Mark, les yeux brillants de joie et d’espoir. Le premier jour, si tu n’étais pas venu frapper à la porte… et cette nuit, sans Callie et son Donnie, et notre cinéma dans le couloir… Il n’en dit pas plus, les mots étaient devenus inutiles.

    Mark eut un peu honte de ressentir une certaine allégresse à l’idée que Derek et Meredith n’avaient toujours pas refait l’amour. C’était stupide, comme sentiment, il le savait pertinemment. Stupide, égoïste, indigne et inutile surtout. Ce qui ne se ferait pas aujourd’hui se ferait demain, à n’en pas douter. Derek désirait Meredith et, de toute évidence, l’inverse était vrai également. Mais en attendant, tout sursis était bon à prendre. Pourquoi, Mark ne le savait pas mais c’était ce qu’il ressentait. C’est avec un grand sourire qu’il donna une bourrade à son ami. En attendant, tu ne vas pas la laisser dormir ici, tout de même ?

    Non, évidemment ! Derek se pencha et, précautionneusement, passa un bras sous les jambes de la jeune femme et l’autre sous son dos, pour la soulever.

    Fais attention à ne pas la réveiller !

    Qu’est-ce que je fais, là, tu crois ? bougonna Derek. Il se releva doucement, Meredith dormant toujours dans ses bras.

    Attention ! Sa tête pend en arrière, prévint Mark. Derek le fusilla du regard avant de faire glisser son amie pour que son visage repose contre son torse. Il s’avança vers la porte avec, sur les talons, son camarade qui surveillait le moindre de ses gestes. Fais gaffe en passant à la porte. Ne va pas la cogner contre le chambranle.

    Mark ! grogna Derek, en serrant les dents. Il passa la porte sans dommages et commença à descendre les marches.

    Ne descend pas trop vite, préconisa Mark. Tu as bien le temps.

    Derek soupira mais préféra ne pas répondre. Depuis quand Mark s’était-il transformé en mère-poule ? A mi-chemin, il vit son ami qui passait devant lui et descendait l'escalier à reculons, les deux bras en avant. Qu’est-ce que tu fous ?

    Ben, comme tu vois… Je suis là, au cas où…

    Au cas où quoi ? éructa Derek.

    Si jamais tu devais la laisser tomber, je… Mark s’arrêta de parler en voyant le regard noir de Derek le foudroyer.

    Fous le camp ou je vais faire un malheur, menaça ce dernier. Va plutôt ouvrir la porte de notre chambre.

    Mark se rua au rez-de-chaussée et courut jusqu’à la chambre de ses amis pour ouvrir la porte à Derek qui arrivait. Il alla jusqu’au lit et retira la couette. Fais doucement.

    Oui, Mark, je sais. Merci. Agacé, Derek posa Meredith sur le lit et, après lui avoir retiré ses chaussures, la recouvrit de la couette. Quoi, qu’est-ce qu’il y a encore ? demanda-t-il en voyant le regard perplexe de Mark posé sur lui.

    Tu lui laisses ses vêtements ?

    Derek le regarda avec un air abasourdi. Non mais tu ne penses tout de même pas que je vais les lui enlever devant toi ?

    Euh… Mark eut un sourire penaud. Oui, évidemment. Je n’avais pas pensé à ça. Bon, ben alors, je vais vous laisser. Pourtant, il resta là, contemplant Meredith avec un sourire attendri.

    Allez, allez ! Derek agita ses deux mains pour lui faire comprendre qu’il était temps qu’il quitte la pièce.

    Ah oui, oui, bien sûr. Elle est marrante à toujours à nous poser des questions sur nos histoires de fesses, ajouta Mark en repartant vers la porte.

    Peut-être parce qu’elle a compris que c’est le seul aspect de notre vie dont on veut bien parler. Derek sourit aussi, en suivant son ami pour être sûr qu’il ne ferait pas demi-tour. Mais méfie-toi, elle est subtile ! Quand elle te parle de ta grand-mère, ce n’est pas si innocent. Elle espère que tu vas te laisser aller aux confidences.

    Oui, il y a fort à parier qu’il y a de ça. A la porte, Mark se retourna une dernière fois pour regarder Meredith. Parfois, on dirait une petite fille. C’est bizarre mais avec elle, j’éprouve toujours un besoin de la protéger.

    Surpris, Derek observa son ami avec plus d’attention. Tu sais, si tu as la fibre paternelle qui te démange, tu devrais penser à adopter un chien. Ou à trouver une femme qui te fera un gosse.

    Mark écarquilla les yeux. Oh bon sang ! Parle pas de malheur ! Allez, bonne nuit.

    Bonne nuit. Derek se dépêcha de refermer la porte avant que son envahissant camarade ne trouve encore quelque chose à dire. Avec un peu de chance, pendant qu’il déshabillerait Meredith, elle se réveillerait et ils pourraient alors se livrer à un jeu bien plus passionnant que le poker.


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Vendredi 13 Juillet à 10:41

    Hello Everybody,

    Faut pas rêver no à mon avis c'est peine perdue surtout dans son état.

    Quant à Mark je comprends Derek j'ai toujours dit que ça va mal finir un jour tout ça j'espère faire fausse route.

    Bonne journée à tous.

    2
    Samedi 21 Juillet à 06:59
    Oh la la! J'espère que Mark va prendre sur lui car Fer en va finir par comprendre qu'il y a anguille sous roche.
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :