• CHAPITRE 709

    Le gémissement que laissa échapper Derek traduisit toute la frustration qu’il éprouvait depuis deux semaines, mais aussi le plaisir qu’il avait à retrouver enfin la sensation de la main de Meredith sur son sexe. Peu importe que, ce soir, elle ne soit pas prête à lui en donner beaucoup plus. Elle venait de lui laisser entrevoir une lueur d’espoir en laquelle il commençait à ne plus croire. La tête en arrière, les yeux fermés, il savoura quelques secondes la caresse, en poussant de petits soupirs de contentement. Cependant, il posa rapidement sa main sur celle de son amie pour l’arrêter. La tension était trop forte et il s’en serait voulu de jouir dans sa main, pour la première fois où elle reprenait un peu confiance en elle. Elle méritait un autre traitement et tant pis si cela signifiait pour lui qu’il faille encore attendre. Le regard lumineux, un sourire épanoui sur les lèvres, qui suffit à rassurer la jeune femme, il ouvrit la porte de la douche et saisit une serviette dans laquelle il enveloppa Meredith, pour la sécher avec délicatesse. Il se sécha ensuite, plus brutalement, pressé qu’il était de se retrouver avec elle dans le lit. Ils y allèrent sans plus attendre, en se tenant par la main, et se laissèrent tomber dessus, tournant l’un sur l’autre dans de grands éclats de rire, sans se soucier aucunement de réveiller leurs voisins de chambre. Je suis si heureux, si tu savais, lui confia-t-il, une fois qu’ils eurent cessé de tournebouler et qu’il se retrouvât sur elle.

    Elle lui caressa la joue. Pourquoi ?

    Etre ici, avec toi, et me dire qu'on va se retrouver comme avant…

    Comment tu peux en être aussi sûr ?

    Je le sens, c’est tout. Il se laissa glisser à côté d’elle et promena une main sur son corps. Déjà savoir que tu as envie de moi…

    Oui, j'ai envie de toi et j’ai envie d'être à toi, lui avoua-t-elle.

    Il reprit ardemment possession de sa bouche, faisant tournoyer sa langue autour de la sienne, tandis que ses doigts couraient sur les seins de son amie en faisant au passage dresser un peu les tétons. Il abandonna la bouche de sa compagne pour aller goûter sa poitrine, en passant par son menton et son cou qu’il s’amusa à suçoter, descendant peu à peu jusqu’aux seins qu’il embrassa avec dévotion. Encouragé par la main que Meredith avait posé sur le haut de sa tête, il se mit à en lécher un du bout de la langue, tandis qu’il malaxait l’autre avec douceur, pour ensuite passer de l’un à l’autre, titillant les tétons, les faisant sauter sous sa langue, les suçant ou les mordillant parfois. Meredith se cambra sous ses mains, offrant ses seins à sa bouche en gémissant. Fou d’excitation, il parsema son ventre de baisers avant d’accéder au temple sacré de leur plaisir. Jamais un sexe féminin ne l’avait placé dans une telle situation de dépendance. Il en était devenu l’esclave et rêvait de se soumettre à nouveau à sa loi. Ecartant les cuisses de la jeune fille, il plaça son visage entre celles-ci et lécha sa vulve du plat de la langue, ponctuant chaque coup d’un long gémissement. Impatient, il lui écarta les lèvres intimes pour débusquer le clitoris avec lequel il joua doucement, le caressant du bout de l’index, tournant autour ou titillant son bout durci. Elle poussa son bassin en avant. Sa respiration se fit plus courte et elle ne chercha plus à contenir son plaisir. Transporté par ses gémissements, il se jeta sur son petit bouton et l’aspira avec avidité, déclenchant chez son amie un concert de petits cris qu’elle chercha à étouffer en plaquant sa main sur sa bouche. Retrouvant ses automatismes d’antan, elle mordit sa main lorsqu’il présenta son index à l’entrée du vagin, l’y introduisant petit à petit. Instinctivement, elle ouvrit plus largement encore ses jambes pour permettre le passage des doigts qui tentaient de se faufiler en elle, en rêvant du moment ultime où Derek viendrait la combler de son membre puissant, où elle serait à nouveau celle qu'elle était avant l'agression. Quant à lui, il était enivré de la sentir s'offrir à lui avec autant d'abandon. Une main sur un sein pour en pincer le téton entre l’index et le pouce, l’autre imprimant des allers retours dans son intimité, sa langue s’apprêtant à combler son clitoris, Derek ne voulait rien d’autre qu’emmener Meredith au pays de la félicité. Sentir son bassin tressauter sous ses caresses, l’entendre gémir, était la plus belle des récompenses. Et de fait, le plaisir de la jeune fille ne cessait d'augmenter, devenant tellement intense qu’elle commençait presque à avoir mal. Dépêche-toi, implora-t-elle en gémissant. Il s’activa alors de plus belle jusqu’à ce qu’il la sente se raidir de tous ses membres, avant de s’arc-bouter et finalement retomber lourdement sur le matelas, dans un gémissement un peu plus fort que les autres, agitée de tremblements. Toutefois, il ne put se résoudre à arrêter tout de suite et continua à lécher son clitoris tandis qu’elle ne cessait de se contracter autour de ses doigts. Elle resserra les cuisses pour lui faire comprendre qu'il devait mettre à fin à son doux supplice. Non, arrête. Je… J’en peux plus.

    Il la libéra enfin et revint s’allonger à ses côtés pour la serrer contre lui. C’était si bon que ça ? lui demanda-t-il sur un ton plein de fierté.

    Il sursauta quand lui répondit, non pas Meredith qui le regardait avec un sourire tendre, mais la voix aiguë de Callie, de l’autre côté du mur. Oui… oui… oui. Il lui fallut quelques secondes pour comprendre qu’elle ne s’adressait pas à lui, mais à Donnie.

    Callie vient de répondre pour moi, dit Meredith en riant.

    Bon Dieu ! J’’espère qu’ils ne vont pas remettre ça, maugréa Derek.

    Continue. Continue, ne t’arrête pas, couina Callie.

    J'arrête pas, j'arrête pas, cria Donnie.

    Je crois qu’au contraire, ils viennent juste de recommencer, fit remarquer Meredith avec un air mutin.

    Extrêmement contrarié que les ébats de la chambre d'en face interfèrent avec les siens, enlevant à ces derniers le côté magique qu'il comptait leur donner, Derek se redressa. Ah ils ne vont pas m’emmerder longtemps, eux ! Je vais m’en mêler, ça va être vite réglé.

    Meredith passa la main sur la colonne vertébrale de son amant, dans un geste apaisant. Ce n’est pas grave, voyons. Il allait lui répondre quand ils entendirent des coups sourds, comme si quelqu’un donnait des coups de poing sur le mur. Meredith s'esclaffa. Voilà Mark qui s'en mêle maintenant !


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Mardi 10 Avril à 16:06

    Bonsoir à tous, merci pour la suite vraiment Callie a décidé de pourrir leurs vacances un peu de retenue et  de discrétion quand même!

    Les garçons ne font pas attention à elle alors elle n'en a rien à faire d'eux et elle  le leur fait payeraww. Bon mardi après-midi à tous. 

    2
    Butterfly
    Mardi 10 Avril à 21:46

    Je sens que je vais bien rigoler smile

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