• CHAPITRE 817

    Lorsque Derek pénétra dans la boutique, la plupart des tables étaient déjà occupées. D’un coup d’œil, il embrassa la scène et constata que les choses n’avaient pas vraiment changé : Izzie papotant avec une cliente, Cristina derrière la caisse, Meredith passant de table en table pour prendre note des commandes. Le seul élément qui différait, c’était qu’à la place de George, il y avait Alex. Lorsque celui-ci sortit de l’arrière-boutique, en tenant un plateau de verres propres à bout de bras, Derek lui jeta un regard hostile. Après le blond, voilà le brun, se dit le jeune homme qui n’en menait pas large. Et des deux, ce n’était pas le plus commode, il en avait le souvenir. Il jugea plus prudent de rester loin de lui et, après lui avoir fait un bref signe de tête, entreprit de ranger les verres sur leur étagère.

    Après avoir remis l’addition à une table, Meredith vit que Derek était là. Elle lui décocha un sourire radieux et il se détendit instantanément, le plaisir de l’avoir retrouvée illuminant son visage. Elle le rejoignit aussitôt. Je ne m’attendais pas à te voir maintenant.

    Je t’avais dit que je viendrais. Il prit la jeune fille par la taille, sa main lui caressant le creux des reins, et il l’embrassa sans se soucier aucunement des regards curieux et, pour certains, choqués qui se posaient sur eux.

    Quant au regard de Cristina, il était à la fois moqueur et furieux. La jeune femme se tourna vers Izzie et lui désigna le couple enlacé d’un signe de tête avant de la rejoindre. V’là l’autre maintenant ! Izzie ricana.

    Alex se joignit à elles avec un air totalement abasourdi. Il n’y avait même pas une demi-heure qu’il avait vu Mark Sloan sur le point d’embrasser Meredith, et maintenant, c’était Derek Shepherd qui lui roulait une pelle. Mais elle sort avec lequel, finalement ? demanda-t-il aux filles

    C’est la question qu’on se pose justement, lui répondit Cristina.

    Avec les deux apparemment, ajouta Izzie.

    Eh ben merde alors ! grogna Alex entre ses dents serrées. J’aurais jamais pensé ça d’elle.

    Personne n’aurait pensé ça de la vertueuse Meredith, ironisa Cristina.

    C’était bien la peine de rester vierge jusqu’à vingt ans pour finir comme ça, renchérit Izzie. Alex l’approuva d’un signe de tête.

    Et maintenant, je vous parie dix billets qu’elle va faire une pause, annonça Cristina qui observait avec dureté les deux amants qui se parlaient à l’oreille. Et de fait, Derek prit son amie par la main pour l’entrainer à une table. Cristina leva les yeux au ciel. Et voilà, qu’est-ce que je vous avais dit ? Ça va recommencer comme avant. Elle regagna sa place derrière la caisse enregistreuse avec un air profondément agacé.

    Oui, et deux fois plus qu’avant même, souligna Izzie avant de servir la cliente qui venait de s’arrêter devant elle. Cristina souffla bruyamment pour marquer sa désapprobation.

    Meredith avait suivi son amant docilement bien qu’à contrecœur. Derek, je ne peux vraiment pas faire de pause pour le moment. Il y a trop de monde, lui fit-elle remarquer sans oser regarder en direction de ses collègues qui, elle le sentait, les observaient.

    Mais c’est bien pour ça qu’ils ont engagé Alex, non ? objecta Derek. Pour te remplacer quand tu n’étais pas là. Eh bien, disons que tu n’es pas là. Il la fit asseoir d’autorité avant de se tourner vers le comptoir. Aussitôt, les trois paires d’yeux regardèrent dans une autre direction.

    Ah Mark t’a déjà mis au courant, déduisit Meredith.

    Derek sourit. Evidemment.

    La jeune fille feignit d’être choquée. Donc, tu n’es pas venu que pour moi

    Il lui caressa la joue. Bien sûr que si. Je suis venu te voir, toi, et aussi comment tu vivais tout ça.

    Oh tu sais… Je n’ai pas vraiment eu le temps d’y réfléchir, reconnut-elle. Avant qu’on parte à Aspen, elles m’avaient dit qu’elles allaient engager du monde. Alors, Alex ou un autre… Au début, je ne l’avais même pas reconnu. C’est pour te dire. 

    Mais ça ne te fait rien qu’il soit là ? insista Derek.

    Meredith haussa les épaules. Pas plus que si c’était quelqu’un autre. Il n’a pas arrêté ce matin et il travaille plutôt bien. Et il est assez sympa, peut-être un peu trop familier parfois, mais à part ça, je n’ai rien à lui reprocher. C’est plutôt aux filles que j’en veux. Elles l’ont engagé sans me demander mon avis, et même maintenant que je suis là, elles ne me disent rien. Je ne sais rien, pourquoi elles l’ont engagé, lui et pas un autre, combien elles le paient, quel genre de contrat elles lui ont fait…

    Pour autant qu’elles lui en aient fait un, objecta Derek. Vu les méthodes de gestion de la mégère, j’ai des doutes. Mais ça, ça se réglera plus tard, une fois que mon avocat s’en mêlera. Ce n’est pas le plus important. Il serra ses mains autour de celles de la jeune fille. Le plus important, c’est toi. Qu’est-ce que tu ressens ?

    Meredith haussa à nouveau les épaules en prenant un air blasé. Rien de spécial. Comme je t’ai dit, je n’ai rien contre lui.

    Derek opina de la tête. Oui mais c’est un homme et compte tenu de ce que tu as subi, tu n’es peut-être pas prête à le côtoyer tous les jours,

    Evidemment, il a fallu que Mark te raconte ce que je lui ai dit, fulmina Meredith. Il ne peut pas s’empêcher de faire la commère.


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Dimanche 30 Décembre 2018 à 21:42

    Bonsoir à tous, 

    Lol mais ça c'est Mark yes. J'attends de voir sa réponse.

    Sinon les filles peuvent continuer à être médisantes mais elles n'ont pas fini de flipper à mon avis.

    Merci et bonne soirée à tous.

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