• CHAPITRE 804

    Pour répondre aux prières de Meredith, Derek la pénétra avec deux doigts, tandis qu’il voltigeait tout autour de son petit bouton avec sa langue. Lorsqu’elle raidit ses jambes, en soulevant légèrement son bassin, il comprit qu’elle allait jouir et accéléra son mouvement jusqu’à ce qu’il sente de violentes contractions autour de ses doigts. Le cri qu’elle poussa lui révéla combien son plaisir était fort, comme le firent les ongles qu’elle planta dans la peau de sa nuque.

    Fier de l’avoir comblée, Derek se redressa pour lire dans ses yeux qu’elle désirait être entièrement à lui. Comme si elle voulait lui faire savoir qu’il avait raison, Meredith tendit une main vers son sexe et l’effleura au-dessus du boxer. Il la lui prit et la posa sur la bosse bien dure qui déformait son sous-vêtement, la lâchant immédiatement pour qu’elle ait toute liberté d’agir à sa guise. Elle resserra doucement ses doigts autour de son membre avant de les faufiler sous le tissu, et les faire courir légèrement le long de sa hampe. Pour lui faciliter la tâche et surtout parce qu’il ne voulait rien perdre de ce spectacle, il ôta rapidement son boxer, mettant ainsi à jour son phallus fièrement dressé. Meredith ne put retenir un long gémissement de désir et en rougit de confusion. Comment en était-elle arrivée là ? La simple vue de ce sexe masculin la mettait dans un était indescriptible et elle avait beau se traiter de tous les noms, elle n’attendait qu’une chose, qu’il la pénètre. D’un regard plein de feu, Derek l’encouragea à laisser libre cours à son désir. Il suivit les lents mouvements de sa petite main qui glissait le long de son pénis, faisant apparaître et disparaître son gland qui lui semblait n’avoir jamais été aussi rouge. Le plaisir qu’il ressentait était incommensurable et encore n’en était-il qu’aux prémices. Il serra les dents lorsqu’elle accéléra sa masturbation et que son autre main allait chercher ses testicules pour les caresser et les faire rouler au creux de sa paume. Il lui prit le menton pour la faire relever la tête vers lui. Tu aimes ? Me caresser…

    Mais oui, bien sûr, répondit-elle, écarlate.

    Pourquoi tu ne me le dis jamais alors ? souffla-t-il dans l’oreille dont il était en train de mordiller le lobe.

    Meredith aimait tout dans l’amour, depuis les préliminaires jusqu’à la jouissance finale. Mais cette manie qu’avait Derek de vouloir la faire parler la mettait mal à l’aise. Pourquoi avait-il tant besoin qu’elle mette des mots sur le plaisir qu’elle éprouvait ? Elle se sentit pourtant obligée de lui donner satisfaction. Mais je te le dis ! J’aime te caresser. J’aime caresser ton sexe, le sentir dans ma main. En même temps qu’elle parlait, elle fit coulisser plus rapidement sa main autour de son pénis, s’étonnant soudain que l’envie d’y poser les lèvres lui vienne. Mais à nouveau, la peur que ce soit les traits de George, déformés par la haine, qui se superposent à ceux si beaux de son compagnon l’empêcha de se laisser aller.

    Il vaut mieux arrêter maintenant, chuchota tendrement Derek en la prenant contre lui, ses doigts s’aventurant déjà entre ses cuisses.

    Déjà ?

    Les yeux du chirurgien pétillèrent de malice. Oui, déjà. A moins que tu n’aies vraiment envie que je jouisse dans ta main. Il redevint sérieux et la regarda intensément. Moi, c’est en toi que je veux jouir. Il tendit la main pour ouvrir le tiroir de sa table de chevet et y prit un préservatif. Tout en déchirant l’emballage, il se tourna vers Meredith. Tu vas prendre la pilule, hein ? Dis, tu vas la prendre ? insista-t-il, étonné de n’obtenir d’autre réponse qu’un sourire timide. Une fois protégé, il la fit basculer sur le dos et se coucha sur elle, lui repoussant les cheveux en arrière pour dégager son beau visage. Je sais que je me suis mal conduit avec toi, hier. Ça n’arrivera plus, bébé, je te promets, lui assura-t-il avec un sourire d’enfant à qui on ne pouvait que pardonner. Il nicha son visage dans son cou et lui parla à l’oreille. C’était si bon la nuit dernière, quand j’ai joui en toi. Vraiment en toi, pas dans cette saleté de latex. Sa voix se fit plus rauque. C’était tellement fort, tellement différent. Et je sais que ça l’était pour toi aussi. C’est cette sensation que je veux retrouver, chérie. Tu n’en as pas envie, toi ? conclut-il d’une voix suppliante.

    Comment faire pour lui résister quand il disait les mots qu’elle avait envie d’entendre, avec ces yeux et cette voix-là ? Meredith tenta pourtant de le faire, maladroitement. Oui, bien sûr, mais…

    Alors tu es d’accord ? demanda Derek, impétueux, sans tenir compte de l’amorce d’objection qu’elle avait faite. Dis-moi oui. Il lui insinua la langue dans le creux de l’oreille. Dis que tu veux mon sexe tout dur en toi. Qu’il te prenne, avec des grands coups, qu’il jouisse en toi.

    Ces mots si crus gênaient Meredith mais l’excitaient terriblement aussi. J’en ai envie, gémit-elle. Oh oui, j’en ai envie. Prends-moi… prends-moi vite.

    Derek fut comblé de sentir les jambes de la jeune fille s’écarter au maximum, prouvant à quel point elle était impatiente de l’accueillir en elle. Reprenant ses lèvres pour un baiser empli de passion, il guida son phallus jusqu’à son intimité qu’il sentit se dilater sous sa pression. Après quelques coups de rein, il lui souleva les jambes pour les faire reposer contre ses épaules, avant de lui-même s’appuyer sur ses bras pour pouvoir lui asséner de plus grands coups, comme il le lui avait promis. Ils poussèrent à l’unisson un cri où se reconnaissait l’expression de leur plaisir bien sûr, mais aussi de leur étonnement de ressentir si rapidement autant de sensations fortes. Derek entama de longs va-et-vient dans l’étroit fourreau en ne cherchant nullement à retenir ses ahanements de plaisir. Peu lui importait que toute la maison l’entende ! Il éprouvait un tel plaisir et Meredith aussi, qui accueillait ses coups de butoir avec entrain, soulevant même son bassin pour venir à sa rencontre. Il accéléra la cadence, tandis que leurs cris résonnaient avec plus de force. Tout à coup, elle ouvrit de grands yeux où il lut le bonheur d’éprouver une telle jouissance, tandis qu’il sentait ses ongles se planter durement dans la chair de son dos. Lorsqu’il eut crié son plaisir, il s’abattit sur elle, le corps agité de soubresauts. En l’étreignant comme s’il craignait qu’elle ne disparaisse comme par magie. On devrait se disputer plus souvent, déclara-t-il avec un grand sourire moqueur, après qu’il eut récupéré son souffle. Ça t’excite, on dirait. C’est bon à savoir. Il se leva et n’eut que le temps d’entrer dans la salle de bain, avec un grand éclat de rire, évitant de justesse l’oreiller qu’elle lui lançait à la tête.


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