• CHAPITRE 790

    C’est vrai ? chuchota Meredith, les yeux remplis d’espoir.

    Oui. Tu sais, j’ai pensé à toi toute la journée, déclara Derek en soulignant chaque mot par une légère morsure dans le lobe de l'oreille de sa petite amie.  

    J'imagine, oui. Pourvu qu'elle soit pas enceinte, pourvu qu'elle veuille pas le garder, pourvu qu'elle me fasse pas chier avec son sale moutard, ironisa-t-elle.

    Heureux de constater qu'elle était capable de plaisanter sur le sujet, signe, selon lui, que la crise était totalement réglée, Derek se mit à rire. Il y a eu un peu de ça, j'avoue. Mais il y a eu aussi beaucoup de pourvu qu'elle ne m'en veuille pas trop, de toute façon, quoi qu'il se passe, je n'ai pas envie que ça s'arrête, qu'est-ce que je fous ici sans elle, elle me manque, j'ai envie d'elle. Elle lui jeta un regard qui se voulait réprobateur mais qui n'était que tendresse et il sut qu'il avait gagné la partie. J'ai beaucoup pensé à la nuit dernière aussi, ajouta-t-il avec une voix rendue rauque par le désir qui venait de le submerger. D'ailleurs, c'est pas facile de skier en bandant. Elle pouffa de rire en renversant légèrement la tête en arrière et il en profita pour lui bécoter le cou, à la jointure de l'épaule. Et toi, tu as envie de moi ? Il se redressa et darda sur elle son regard océan où transparaissait la peur d’un refus.  

    Une flambée de désir embrasa Meredith, dissipant instantanément ce qui lui restait d'appréhension et de réticence. Comme si tu ne le savais pas ! lui dit-elle. Il se releva et elle ne le quitta pas des yeux un instant pendant qu'il se déshabillait. Il était tellement beau ! Et ce corps parfaitement dessiné, musclé sans exagération, ce corps qui la rendait folle au point de reléguer à l'arrière-plan les principes et les rêves qui l'avaient guidée jusqu'à leur rencontre. Il suffisait que ce corps apparaisse nu pour qu'elle oublie tout. Une pensée insidieuse la saisit tout à coup. Et si ce qu'elle ressentait pour Derek n'était pas de l'amour mais seulement du désir ? Troublée par ce doute qui venait de s'insinuer en elle, elle geignit légèrement.

    Impatiente ? supposa Derek en revenant vers elle avec un sourire conquérant. Ne sachant que répondre puisqu'elle ne pouvait pas lui faire part de ses états d'âme, elle se contenta de lui sourire. Il se rallongea à côté d'elle et lui effleura la poitrine, à travers le corsage, avant de prendre ses lèvres dans une série de petits baisers, alternant les coups de langue et les légères morsures, pour finalement investir sa bouche. Si je m'écoutais, je te ferais l'amour tout de suite, dit-il en réponse à un autre gémissement de sa partenaire. Mais après une journée de ski, je préfère prendre une douche d’abord. Tu viens avec moi ? Sans lui laisser le choix, il la tira par le bras pour l’aider à se mettre debout et l’amena à la salle de bains où il la fit asseoir sur un tabouret. Alors, raconte-moi ta journée. Qu’est-ce que vous avez fait avec Mark ? demanda-t-il en entrant dans la cabine de douche.

    Eh bien, on a commencé par aller au drugstore pour acheter cette satanée pilule du lendemain, commença Meredith. Derek, qui était déjà en train de se savonner, lui jeta un regard amusé. Il y avait fort à parier qu’il entendrait encore parler de cette histoire. Heureusement que Mark était là pour l'acheter pour moi ! poursuivit la jeune fille.

    Derek fronça légèrement les sourcils. Pourquoi ? Vu ton âge, ils étaient obligés de te la donner.

    C'est pas ça, le problème, répondit Meredith. C'est juste que, si j'avais dû y aller moi-même, j'aurais eu l'impression de porter une pancarte qui disait "j’ai fait l’amour hier" ce qui était déjà gênant en soi, mais qu'en plus tout le monde allait savoir que j'étais assez conne pour faire l'amour sans me protéger.

    Derek éclata de rire mais cessa immédiatement en croisant le regard courroucé avec lequel son amie le visait. Je suis désolé. C’est moi qui aurais dû aller l’acheter pour toi.  

    Meredith haussa les épaules. C'est bon. On va pas en parler pendant cent cinquante ans.

    Et après, qu'est-ce que vous avez fait ? s'enquit Derek.  

    Après, on est allé skier là où on avait été le premier jour, quand vous m'avez appris, expliqua Meredith. Et Mark a dit que je me débrouillais vraiment bien et que j'avais fait beaucoup de progrès. Derek lui sourit pour lui montrer qu'il était fier d'elle. Et puis, on est rentré et c'est là que j'ai trouvé Murphy, conclut-elle

    Ah oui, Murphy ! Derek se mit face à elle tout en se savonnant énergiquement. Il ne faut pas que j’oublie de prendre sa photo tout à l'heure, comme ça, on pourra la déposer dans les commerces du quartier demain.

    Tu penses que ça va donner quelque chose ?

    Je l'espère. Parce que, franchement, bébé, tu ne peux pas le ramener à San Francisco. Tu ne te rends pas compte des contraintes que représente le fait d'avoir un animal, argumenta Derek en baissant la tête vers sa verge qu’il entreprit de laver avec soin.

    Si, j'en suis tout à fait consciente, objecta Meredith en le regardant faire. Mais je sais très bien aussi que je ne pourrai pas le remettre dans la rue et encore moins le conduire dans un de ces horribles refuges dont a parlé Callie. Ce serait comme le condamner à mort et ça, je ne peux pas. Quelques secondes du spectacle qu'était en train de lui offrir son amant avaient suffi pour la mettre dans un tel état d'excitation qu'elle se fustigea mentalement de sa faiblesse. Derek l'avait terriblement blessée en dénaturant la magie du moment qu'ils avaient vécu par des reproches qu'elle estimait infondés, avant de l'abandonner à son triste sort pendant toute une journée ; et quand il était revenu, il l'avait ignorée pour finalement justifier son comportement de façon plutôt légère et sans vraiment lui présenter d'excuses. Et pourtant, elle ne pensait plus maintenant qu'à une seule chose, qu'il se dépêche de sortir de la douche pour la ramener dans leur lit et lui faire passionnément l'amour.     

    En relevant la tête, Derek constata qu'elle avait les yeux rivés sur son pénis. Il n’en fallut pas plus pour que celui-ci se redresse. Derek sortit de la douche, encore ruisselant d'eau, et se jeta sur la jeune fille, la faisant se relever tellement vite que son tabouret se renversa. Il la fit reculer contre le mur et lui prit d’autorité une main qu’il posa sur son sexe. Caresse-moi, supplia-t-il, la bouche contre son oreille, tandis qu’il lui caressait délicatement la poitrine. Sans même penser à le repousser ou à le faire attendre, elle prit son sexe en main et commença à le masturber.


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Vendredi 12 Octobre à 17:54

    Bonsoir à tous,

    Merci pour la suite pourquoi ai-je la désagréable impression que Derek aime passer du bon temps avec Meredith en revanche pour ce qui est des responsabilités on va repasserfrown. Moi ça ne va pas du tout.

    S'il a changé au contact de la jeune femme on se rend compte qu'il y a encore du travail et pas des moindres parce qu'il est là pour prendre du bon temps et pas plus c'est dommage. Je crains pour la suite. Bon vendredi 12 Octobre à tous et bon week-end.

      • Nolcéline 97234
        Vendredi 12 Octobre à 18:26

        Ps: Il dit qu' il n' a pas envie que ça s' arrête .

        Il veut rester avec elle mais dans quelles conditions?

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