• CHAPITRE 778

    Non, non, ça va, je t'assure, dit Meredith en essayant de se relever. Je veux rester près du chien pendant que tu le soignes. 

    Mark l'aida à se mettre debout. Tu es sûre ?

    Elle le rassura d'un sourire. Oui, oui, ça va maintenant. Tu peux t'occuper de lui maintenant. Plus vite ce sera fait, mieux ce sera pour lui. Je suis sûre qu'il a envie de se reposer.

    Et de manger aussi, à mon avis. Il n'est pas bien gros, constata Mark. Il ne doit pas souvent manger à sa faim. Il installa la jeune fille sur la chaise qu'il avait occupée un peu avant. Voilà, assieds-toi ici. Comme ça, tu pourras tenir compagnie à mon patient sans voir ce que je lui fais. Il caressa le chien qui, intrigué par ce remue-ménage, ne savait plus où donner de la tête. Excuse-moi, mon vieux. Je t’ai laissé tomber. Mais il a fallu que je vole au secours de la demoiselle. Il jeta un regard faussement réprobateur à cette dernière. Tu parles d’une assistante !

    Oui, je crois que je ne suis pas du tout faite pour la carrière d'infirmière, reconnut Meredith en souriant. Pendant que Mark reprenait son intervention, elle gratta le chien derrière les oreilles. Tu es un très sage toutou, c'est bien. Ça va être vite fini, maintenant. Et après, ce sera comme s'il ne s'était jamais rien passé. Je sais de quoi je parle. Moi aussi, j'ai été attaquée il n'y a pas longtemps, et j'étais certainement dans un aussi mauvais état que toi. Mais le gentil docteur que tu vois là m'a soignée et aujourd'hui, on ne voit plus rien. Eh bien, toi, ça va être la même chose, certifia-t-elle.

    Une des premières choses qu’on apprend en fac de médecine, c’est de ne jamais faire de promesses qu’on n’est pas certain de pouvoir tenir, intervint Mark, dont la concentration faisait plisser le front.

    Pourtant, toi, tu m'as promis que je n’aurais aucune cicatrice, lui rappela Meredith.

    Bien sûr ! Et je persiste ! Mais tu es une femme et lui, c'est un chien. Ce n'est pas comparable. La première suture étant terminée, il coupa le fil. De toute façon, s'il a des cicatrices, ce ne sera pas bien grave. Il ne va quand même pas concourir pour le plus beau chien de l'année.

    Et alors ! Ce n'est pas une raison pour bâcler le travail ! répliqua Meredith. Au contraire ! Cette pauvre bête n'a pas l'air d'avoir eu beaucoup de chance dans sa vie, ni qu'on se soit beaucoup soucié de lui. Alors, il faut qu'on compense. Elle sourit au chien en lui caressant la tête. Bientôt, toutes les chiennes du quartier vont te courir après, tu verras.

    Mark, qui avait commencé à suturer la plaie à la patte, hocha la tête avec un sourire amusé. Je n’ai jamais vu une infirmière aussi bavarde.

    M'en fous !

    On se rebiffe ? Je ne suis pas sûr de renouveler ton contrat. Déjà que tu t’évanouis pour un rien…

    Mais qui dit que j'ai envie de continuer à travailler avec toi ? riposta la jeune fille. T'es pas si génial comme patron ! Elle passa les quelques minutes qui suivirent à réconforter le chien avec des mots affectueux et des caresses, pendant que Mark terminait de suturer la deuxième blessure.

    Voilà, annonça-t-il en faisant au nœud au dernier point. Te voilà réparé. Il fléchit les genoux pour mettre son visage à la hauteur de celui de l’animal. Dans quelque temps, tu pourras de nouveau courir les filles.

    Meredith feignit de le repousser. Ne l'écoute surtout pas, recommanda-t-elle au chien. Il dit n'importe quoi. Ce que tu dois faire, c'est te trouver une gentille petite chienne qui te donnera plein de jolis chiots.

    Houlà ! Surtout pas ! s'exclama Mark en se redressant.

    Tais-toi ! lui ordonna Meredith. Il n'y connait rien, ajouta-t-elle à l'intention du chien.

    Et elle, elle radote, rétorqua Mark. Fais ce que tu as envie de faire, mon gars. Il dévisagea son amie avec un regard moqueur. Et si on terminait de remettre Rocky sur pied ?

    Rocky ? Elle fit une grimace. C'est moche ! Et terriblement banal ! On ne peut pas l'appeler comme ça. Elle dévisagea le chien. Non, lui, il a une tête à s'appeler… Murphy ! Voilà, je te baptise Murphy. 

    Mark prit des bandages dans sa trousse. Tu donnes un nom à un chien qui n’est pas le tien, toi ?

    Et alors ? On ne va pas continuer à l'appeler le chien tout de même, objecta Meredith. Donc, c'est Murphy.

    Mark commença à enrouler la bande autour de la patte, en prenant garde de ne pas lui faire mal. C'est pas mal comme nom pour un chien, concéda-t-il. 

    Je trouve aussi. Et ça lui va très bien, jugea Meredith en observant la façon dont son ami faisait le bandage.


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Lundi 24 Septembre à 23:10

    Bonsoir à tous,

    Merci pour ce numéro 778,

    Mark a soigné le chien et ils vont en faire quoi maintenant? Le médecin va téléphoner pour qu' on puisse venir le récupérer ? Ou alors la jeune fille va vouloir qu'ils le gardent? Je doute fort que les autres soient d' accord. Bonne nuit de lundi à tous.

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