• CHAPITRE 777

    Quelques minutes plus tard, Meredith réapparut avec un rasoir jetable qu'elle remit à Mark avec un grand sourire. Et voilà !

    Où est ce que tu l'as trouvé ? se renseigna Mark, bien qu'il se doutât déjà de la réponse.

    Où veux-tu ? Dans les affaires de Derek, tiens ! répondit la jeune fille avec un air quelque peu effronté.

    Mark secoua la tête pour marquer sa désapprobation. Je ne suis pas certain qu'il va apprécier.

    Oh il ne va quand même pas faire une histoire pour une bête rasoir jetable, objecta Meredith. Et si c'est le cas, je lui en achèterai un paquet. Comme ça, on n'en parlera plus. Et maintenant, occupe-toi de ce pauvre toutou pour qu'il ne souffre plus.

    Mark tapota légèrement le dos du chien. Tu vois, je te l’avais bien dit, elle est tarée, cette fille.

    Meredith feignit d'être choquée. Quoi ? Vous avez parlé de moi ? Et je peux savoir ce que vous avez dit ?

    Que tu étais parfois sacrément casse-pieds ! répondit Mark, l'air faussement sévère. Et têtue comme une mule. Bref, que tu étais une gamine insupportable. Le chien jappa énergiquement.

    En riant, Meredith donna une petite tape sur le bras de son ami. Tu racontes n'importe quoi ! Même le chien n'est pas d'accord.

    Au contraire ! Il m'approuve totalement. On se comprend bien, lui et moi. Mark s'adressa ensuite à son patient. Bon, pépère, puisque Mademoiselle l’exige, je vais te raser. Il faut que tu restes immobile pour que je ne te fasse pas mal. OK ?

    Meredith posa les mains de part et d'autre des flancs de l'animal pour le maintenir. Sois bien sage, lui recommanda-t-elle. Une main posée fermement sur la croupe du chien, Mark passa le rasoir sur les zones blessées, en faisant attention de ne pas faire tomber les longs poils poisseux par terre. Mais c'est qu'il est doué ! se moqua gentiment Meredith. Si un jour, tu en as marre de refaire des poitrines, ta reconversion est toute trouvée.

    Mark prit son nouveau copain à témoin. Tu entends tout ce que je dois subir ? Je mériterais une médaille pour la supporter. Une fois encore, il examina de près la blessure. Je vais devoir pratiquer une anesthésie locale sinon il va rameuter tout le quartier avec ses hurlements.

    Et tu as de quoi l'anesthésier ? s'enquit Meredith.

    Mark acquiesça d'un signe de tête. J'ai de la xylocaïne. Pour ce que j'ai à faire, ça devrait suffire. Pendant qu'il se lavait soigneusement les mains, la jeune fille enveloppa le gros des poils rasés dans une feuille de papier journal qu'elle jeta dans la poubelle avant de faire comme son ami. Celui-ci sortit de sa trousse une paire de gants stériles qu'il enfila dans le but de se protéger plutôt que le chien. Vous êtes prête, infirmière ? lança-t-il à Meredith. Amusée, elle pouffa de rire tout en hochant la tête. Il tendit la main vers elle. Bétadine et compresse. Après avoir farfouillé dans la trousse, Meredith lui donna ce qu'il avait demandé. Il commença par désinfecter soigneusement les différentes plaies qu’il allait devoir recoudre. Comme s’il lui faisait maintenant toute confiance, le chien était calmement couché sur le flanc, les yeux à demi fermés. C’est bien, tu es un bon chien, lui dit Mark. Tu vas voir, tout va bien se passer. Tu veux bien me passer une injection de xylocaïne ? demanda-t-il à Meredith. Dans la boîte là… oui, celle-là. Merci. Il retira la protection qui recouvrait l’aiguille. Quand je vais faire la piqûre, je préférerais que tu ne le tiennes pas. On ne sait jamais, s’il a mal, il pourrait essayer de mordre. La jeune fille opina de la tête. Mark s'adressa à nouveau au chien. Tu vas peut-être avoir un peu mal, maintenant, le prévint-il d’une voix apaisante. C’est pour que tu ne souffres pas après. D’une main douce mais néanmoins ferme, il lui immobilisa l'arrière-train tandis qu’il injectait le produit anesthésiant. Le chien ne bougea pas, ce qui lui valut les félicitations de Meredith. Pendant ce temps-là, Mark prit dans sa trousse tout ce dont il avait besoin. Une chance que je sois prévoyant ! fit-il remarquer. Il prépara son aiguille sur lequel il enfila le fil de suture. A nouveau, il expliqua à l'animal ce qu’il allait faire, comme s'il s'agissait d'un patient normal. Quand il piqua l'aiguille dans la peau du chien, Meredith, qui surveillait chacun de ses gestes, se sentit mal. Ses jambes se dérobèrent sous elle. Elle voulut se retenir au bord de la table pour ne pas tomber mais c'était comme si toutes ses forces l'avaient abandonnée. En la voyant s'affaisser, Mark lâcha ce qu’il était en train de faire et se précipita vers elle, la rattrapant juste avant qu’elle ne s’écroule par terre, à moitié inconsciente. Ho ho ! Reste avec moi. Il s’accroupit devant elle pour l'asseoir confortablement sur le carrelage, le dos appuyé contre le bloc central de la cuisine, la tenant d'une main sur l'épaule, tandis qu’il tendait l’autre bras pour ouvrir une armoire et y prendre la bouteille de vinaigre qu'il lui mit sous le nez. Tiens respire, respire bien à fond. Ça va ? lui demanda-t-il, soucieux, en la voyant soulever les paupières.

    Elle lui fit un petit sourire pour le rassurer. Oui, ça va, murmura-t-elle.

    Mark posa la bouteille de vinaigre par terre. Mais qu'est-ce que tu as eu ?

    C'est rien. C'est juste quand j'ai vu l'aiguille…

    Et le fait que tu n’aies pas mangé grand-chose, que tu sois fatiguée, aussi, plus le stress, énuméra Mark avec un regard sévère. Tu devrais aller t’allonger un peu au salon pendant que je termine de soigner notre ami.


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Samedi 22 Septembre à 12:16

    Hello, 

    Il ne manquerait plus que ça devoir soigner Meredith et là Derek rentrerait et lui dirait que tout ça  ne serait pas arrivé s' il avait fait appel à un professionnel en dépit de l' entêtement de la jeune femme.

    Voilà des reproches pour Mark et pour sa chérie également certainement mais il n' aurait pas tort .

    Meredith c'est toujours " je veux, je veux " et puis tant pis pour ce qui peut se passer après .  ( Elle ne pense pas toujours aux conséquences ou alors elle s' en fiche. )

    La situation est déjà tendue pas la peine d' en rajouter mais elle n' en fait qu' à sa tête et l' autre il plonge et cède. 

    Bonne fin de matinée  à tous en ce samedi. 

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