• CHAPITRE 768

    Deux heures plus tard, n’y tenant plus, Mark alla coller son oreille à la porte de la chambre de Meredith pour essayer de surprendre un bruit qui lui indiquerait que la jeune fille était réveillée. Déçu de ne rien entendre, il allait faire demi-tour lorsqu’il perçut un bruit sourd, comme celui d’un objet tombant par terre. Il frappa légèrement à la porte mais n’obtint aucune réponse. Un peu inquiet mais surtout impatient, il ouvrit délicatement la porte pour ne pas réveiller Meredith au cas où elle dormirait encore. Il la trouva assise sur son lit, un livre dans les mains, un autre sur le sol à côté du lit. Ah tu es éveillée ! s’exclama-t-il en entrant dans la pièce.

    Comme tu peux le voir, répondit très sèchement Meredith sans même lui accorder un regard.

    Il vint se placer au pied du lit. Ben, pourquoi tu n’es pas venue me retrouver en haut alors ?

    Mais je suis très bien ici, déclara Meredith. J’en ai profité pour m’occuper un peu de moi. J’ai pris ma douche, je me suis lavé les cheveux, j’ai fait mes ongles. Elle leva sa main droite et agita ses doigts. Et puis, je ne voulais pas t’imposer ma présence, conclut-elle sur un ton un peu acerbe.

    Mark décida d'ignorer son attitude revêche qui, il n'avait aucun doute à ce propos, était due à leur discussion de la veille. Comme si tu allais me déranger ! s'exclama-t-il. Si c'était le cas, dis-moi pour quelle raison j'ai décidé de passer la journée avec toi, ajouta-t-il, en essayant de ne pas fixer du regard la poitrine de la jeune fille qu’il devinait nue sous le tee-shirt. Alors, tu ne réponds pas ? Il ne put en dire plus, troublé par la vision de Meredith qui venait de se lever. Elle n’était pas très grande et, pourtant, ses jambes étaient si joliment fuselées, tellement fines, qu’elles donnaient l’impression d’être immenses. Les yeux du chirurgien les parcoururent lentement jusqu’à arriver à la bordure du vêtement, lequel cachait à peine cette zone sombre qui, ces derniers temps, représentait pour lui tout ce qu'il y avait de plus essentiel, un véritable trésor à découvrir. Sans se rendre compte de l'émoi qu’elle avait fait naître chez lui, Meredith enfila ses pantoufles. Mark fut comme hypnotisé par le spectacle de ses seins qui pointaient sous le tissu léger de son tee-shirt. Dans un bref flash, il se vit les caresser, les prendre en bouche, les… Il revint brutalement à la réalité en entendant la voix de Meredith.

    J'imagine que tu as voulu faire plaisir à ton ami, dit-elle avec un ton dédaigneux, en se dirigeant vers le dressing.

    Mais pas du tout ! protesta Mark en s'efforçant de faire abstraction des seins de son amie qui se balançaient doucement sous le tee-shirt.

    Mais bien sûr que si ! s'entêta Meredith en revenant dans la chambre avec un pull et un jean. Elle passa directement dans la salle de bains. Je suis une grande fille, je peux même boire de l'alcool maintenant, poursuivit-elle sur un mode ironique. Alors, je n'ai pas besoin d'un baby-sitter. Tu peux aller skier avec tes amis. Je me débrouillerai toute seule, ne t'en fais pas pour moi. Elle était restée à l’entrée de la salle de bains, en laissant la porte ouverte pour que Mark puisse entendre ce qu’elle avait à lui dire. De là où il était, il pouvait la voir, grâce à son image qui se reflétait dans le miroir sur pied qui se trouvait devant lui. Malheureusement, Meredith était de profil et il ne put voir autre chose que le côté de sa cuisse, ce qui suffit toutefois à accroître ses regrets, d'autant plus quand la jeune fille se dépêcha d'enfiler son jean. Cependant, lorsqu’elle ôta son tee-shirt pour passer son soutien-gorge, ses gestes se firent plus lents, pour le plus grand bonheur de Mark qui se délecta de cette vision de rêve. Ses seins étaient ronds et fermes, tendus vers l’avant. Ils ressemblaient à deux belles petites pommes que Mark aurait été trop heureux de croquer. Aussi fut-il terriblement dépité lorsque les deux fruits, modèles de perfection féminine, furent soustraits à sa vue en disparaissant sous l’épais pull. Il profita du temps pendant lequel la jeune fille se lava les dents pour plonger le visage dans son oreiller, les yeux fermés, respirant à pleins poumons son odeur, mélange de lavande, de rose et de muguet. Il ne se releva qu’en entendant du remue-ménage dans la pièce d’à-côté. Meredith réapparut en brossant avec application ses longs cheveux. Tu es encore là ? Non mais franchement, ne te sens pas obligé de rester. Tu peux aller rejoindre ton copain.

    Mais puisque je te dis que… Mark écarquilla les yeux en la voyant sortir de la chambre. Il la suivit aussitôt. Dis donc, toi, tu pourrais au moins m’écouter quand je te parle.

    Pourquoi ? lança-t-elle en empruntant l'escalier. Tu as déjà été très clair hier. J'ai bien compris que ces vacances étaient tellement mortelles que tu avais ressenti le besoin de te saouler pour noyer ton ennui.

    Mark souffla. Mer… Je n'ai jamais dit ça.

    Meredith entra dans la cuisine et se précipita directement sur le frigidaire. Ce n'était peut-être pas ces mots-là mais c'est ce que ça voulait dire, insista-t-elle. Elle ouvrit le frigo pour en inspecter le contenu. Ne trouvant rien qui la tente – de toute façon, elle aurait été dans l'impossibilité d'avaler quoi que ce soit tant elle était stressée – elle referma la porte d’un coup sec et rangea dans le lave-vaisselle deux tasses qui traînaient.

    Mark voulut s'approcher d'elle mais elle se déplaça de sorte que le bloc central se trouvât entre eux, comme si elle voulait maintenir une certaine distance. Mark se pencha pour l’attraper par le bras, l'obligeant à faire le tour du bloc pour le rejoindre. Tu as fini de faire ta mauvaise tête ? C’est ridicule à la fin ! Laisse-moi t’expliquer au moins.


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Samedi 8 Septembre à 18:32

    Bonsoir à tous, merci pour ce nouveau chapitre ,

    Eh bien ça commence mal mais le contraire aurait été étonnant!! Bon début de soirée en ce deuxième samedi de septembre 2018.

     

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