• CHAPITRE 750

    Mark se concentra sur la Biafine, prenant soin de l’étaler uniformément. Ça va ? Je ne te fais pas mal ? demanda-t-il une fois de plus à sa patiente.

    Mais non, dit Meredith, un peu agacée par la sollicitude excessive du médecin.   

    Voilà ! Je crois que ça va comme ça. Il toussota avant de s’adresser à Derek. Tu peux me passer la compresse stérile ? Et du sparadrap. S’il te plaît.

    Mais certainement, répondit tout aussi poliment Derek. Il retira la compresse de son emballage et la donna à son ami.

    Celui-ci la fixa avec le sparadrap sur la zone enduite de crème. Maintenant, j’aurais besoin d’un bandage.

    Un bandage ? s’étonna Derek. Mais ta compresse tient déjà avec le sparadrap.

    Enervé par les remarques incessantes de son ami qui semblait s’amuser à remettre en cause sa façon de faire, Mark contracta sa mâchoire. Oui, mais je veux mettre un bandage pour la protéger. Il se tourna vers Meredith pour lui donner plus d’explications. Comme ça, je suis sûr que la compresse restera bien en place et qu’elle ne risquera pas de se salir et donc d’infecter ta brûlure. Bien sûr, il n’aurait jamais pris ce luxe de précaution pour un autre patient et il avait conscience de faire de l’excès de zèle et de pêcher par excès de prudence. Mais quand il s'agissait de Meredith, il estimait qu'il valait mieux en faire trop que pas assez.

    Si tu penses que c’est nécessaire, fais-le, déclara-t-elle en faisant signe à Derek de ne pas réagir.

    Ce dernier garda donc pour lui ce qu’il pensait et tendit un rouleau de bande Velpeau que Mark enroula consciencieusement autour du bras de Meredith, depuis sa main jusqu’à la moitié de son avant-bras. Derek hocha la tête en jetant les yeux au ciel. Il comprenait que Mark se sentait responsable de ce qui était arrivé mais, tout de même, il exagérait. Il ne put s’empêcher de lâcher encore une vanne. Dommage qu’on n’ait pas une attelle, dit-il très sérieusement. On aurait pu immobiliser son bras, histoire de vraiment ne courir aucun risque.

    Fous-toi de ma gueule ! enragea Mark. Mais qui va être bien content de retrouver le bras de sa copine intact ? Toi, hein ! Et ce sera grâce à qui ? Bibi !

    D’un geste de la main, Derek lui fit signe de baisser d’un ton. Si je m’en étais occupé, son bras aurait été tout aussi bien soigné et elle n’aurait pas eu l’impression d’être handicapée pour autant. Parce que là, tu m’expliqueras ce qu’elle peut encore faire.

    Cette fois, Meredith prit la défense de Mark. Tu exagères. Ce n'est qu'un bandage. Ça ne va pas m'empêcher de faire ce que je veux. 

    Contrarié, Derek fit la moue. Ce que tu veux, peut-être. Mais pour ce que je voulais, moi, c'est compromis. Il ne put cacher sa déception.

    Meredith se colla à lui. Mais je le voulais aussi. Et je le veux encore, chuchota-t-elle à son oreille. Quand ça ira mieux… Ce soir…

    Derek avait beau avoir parlé à mots couverts, Mark avait très bien compris ce dont il s'agissait. Et point besoin d'entendre ce que Meredith avait répondu pour savoir ce qu'elle pensait. Mark sentit une chape de plomb se poser sur son cœur. T’es con, mon vieux ! se fustigea-t-il. Tu savais que ça arriverait. C’est ce qu’il veut et elle, elle en crève d'envie aussi, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Ça t’apprendra à te faire du cinéma. Callie avait raison, tu dois arrêter de jouer les nounous. Faut que tu passes à autre chose maintenant ! Il prit une épingle de nourrice pour attacher la bande de gaze. Voilà, c'est fini, annonça-t-il.

    Ah enfin ! Meredith lui donna un baiser bien sonore sur la joue. Merci pour tes soins.

    Il la serra brièvement contre lui. C’est quand tu veux.

    Oui, bien entendu, elle va se blesser exprès pour que tu aies le plaisir de la materner, se moqua Derek.

    Meredith mit le holà. Les piques, c'est fini ! Maintenant, on va prendre notre petit-déjeuner. Elle poussa son amant en-dehors de la salle de bain. Je crève de faim, moi. Elle s'assit sur le lit et reprit le plateau que Mark avait posé par terre. En se redressant, elle vit que Mark se dirigeait vers la porte. Tu t'en vas ? Tu ne déjeunes plus avec nous ? lui demanda-t-elle, étonnée.

    Non. Je viens de me rappeler que Callie m’attendait pour aller skier, prétexta-t-il. Je lui avais promis hier, alors…

    Aah ! Avec Callie, hein ! souligna Meredith, l'air malicieux. 

    Ah ne recommence pas, toi ! l'avertit Mark avec un sourire complice. Nous allons skier en tout bien tout honneur.

    Et Brian ? se renseigna Derek en enlaçant Meredith par la taille pour la rapprocher de lui.

    Déjà oublié si j'ai bien compris. Allez… Mark leur adressa un signe de la main. Passez une bonne journée. On se revoit ce soir. Le cœur serré de les voir si proches, il sortit sans plus attendre.


  • Commentaires

    1
    Butterfly
    Mardi 24 Juillet à 22:36

    Mark exagère mais il me fait mal au coeur quand même. On ne choisit pas de qui on tombe amoureux et sur ce coup-là, il est vraiment mal tombé. En plus, il a l'objet de sa convoitise juste sous son nez tout le temps, il doit s'éloigner

    2
    Nolcéline 97234
    Mardi 24 Juillet à 22:44

    Bonsoir à tous, ah enfin seuls  il était temps yes !!

    Mais je ne me réjouis pas trop vite car je doute que Mark abandonne la partie aussi facilement . Ce n'est pas la première fois qu'il est déçu et malgré ça il revient à chaque fois à la charge alors… 

    Bonne nuit et merci  pour ce numéro 750. 

    3
    Mercredi 25 Juillet à 08:09
    Tout à fait d'accord avec toi.
    Mark doit comprendre même si je pense qu'il profitera de la moindre occasion pour se rapprocher d'elle.
    En attendant les voilà seul. Qu'ils en profitent.
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :