• CHAPITRE 741

    Inquiet, Mark s'approcha un peu plus pour regarder la jeune fille de plus près. Elle leva les yeux vers lui, ce qui lui permit de constater qu'elle avait les pupilles légèrement dilatées. Il lui fit les gros yeux en espérant qu'elle comprendrait le message mais la façon dont elle réagit lui indiqua le contraire. Oh arrêtez de me traiter comme une gamine ! leur lança-t-elle. J'ai bien le droit de boire un verre. On est en vacances. Et puis, j'ai soif. Elle tenta à nouveau de reprendre le verre que Derek lui avait confisqué.

    Non, c’est fini pour toi, le vin, ce soir. Derek prit les verres et la bouteille pour les rapporter à la cuisine.

    Alors, j’veux du champagne, exigea Meredith.

    Je vais t’apporter de l’eau, répondit Derek.

    Ah non ! Pas d’eau, s'écria Meredith. L’eau, c’est pas marrant. Elle se leva pour suivre son compagnon mais tituba.

    Mark la rattrapa par le bras et la repoussa d’autorité sur sa chaise, profitant de ce que Derek n’était plus là, pour lui faire la leçon. Tu vas te calmer, maintenant, lui ordonna-t-il d'une voix sourde. Il est hors de question que tu continues à picoler. Je te rappelle que je t'ai fait une injection d’antibiotiques. Ça ne fait pas vraiment bon ménage avec l’alcool.

    Meredith se mordit la lèvre inférieure. Qu'est-ce que j'en sais, moi ? chuchota-t-elle. C'est toi, le doc, pas moi. En plus, tu as vu que je buvais et tu ne m’as rien dit ?

    Mais c'est parce que je n'y ai pas fait attention, tiens, se défendit Mark. J'étais pris par le jeu. Et en plus, tu m'as perturbé avec toutes tes questions. En entendant Derek revenir dans la pièce, il se tourna vers lui avec un sourire destiné à donner le change. La p'tite a un p’tit coup dans l'aile, lui dit-il. Je crois que ce serait bien qu'elle mange quelque chose.

    OK, j’y retourne. Derek déposa le verre d’eau avant de faire demi-tour pour repartir à la cuisine.

    Fais-lui des œufs brouillés, recommanda Mark.

    Mais je n’ai pas faim, gémit Meredith.

    Il faut que tu manges, insista Mark. Ça te permettra de récupérer plus vite. Bois ton eau et puis, tu mangeras tes œufs.

    Meredith dodelina de la tête en levant légèrement les yeux au ciel. D’accord. Elle visa son verre d’eau d’un trait. Et maintenant, je peux aller regarder mes livres, papa ? 

    C’est ça, fous-toi de moi en plus. Mark l’aida à se lever et la guida jusqu’au canapé où se trouvaient les manuels. Après l’avoir installée, il rejoignit Derek à la cuisine.

    Celui-ci, qui était en train de battre deux œufs en omelette, accueillit son ami avec un grand sourire. Quand j’y pense, elle nous a bien eus. On s’est fait avoir comme des enfants de chœur.

    On a pêché par excès de confiance, surtout, je crois, nuança Mark.

    Oui, pas faux, concéda Derek. Mais tout de même, qui aurait cru que la petite Meredith, si naïve et si innocente, était la reine du bluff ? Il versa les œufs battus dans la poêle et les remua avec une spatule.

    Je pense qu’on n’est pas au bout de nos surprises avec elle, convint Mark qui ne pouvait s’empêcher d’être inquiet quant à l’état de celle qui occupait toutes leurs pensées. Ils ne sont pas encore finis, tes œufs ? demanda-t-il avec impatience.

    Derek lui jeta un regard irrité. Je ne peux pas aller plus vite que la cuisson. Pourquoi tu es si pressé ? Y a pas le feu tout de même ! Elle n’est pas si bourrée que ça.

    Non mais plus vite elle mangera, mieux ce sera, objecta Mark.

    Ce n’est pas très scientifique, ça, railla Derek. Tiens, les voilà, tes œufs brouillés. Il versa ceux-ci dans une assiette qu’il posa sur un plateau. Chaud devant ! s’écria-t-il en se dirigeant à nouveau vers le salon. Ah ben, dis donc ! C’était bien la peine de me houspiller.

    Mark, qui le suivait, comprit ce qu’il voulait dire en apercevant Meredith. La jeune fille était recroquevillée sur elle-même, la tête penchée sur sa poitrine. Tout dans sa position indiquait qu’elle avait été surprise par le sommeil durant sa lecture, ce qui rassura un peu Mark. L’alcool combiné avec l’Amoxicilline avait pour effet de renforcer les effets secondaires du médicament et apparemment, Meredith ne souffrait pas de nausée, de diarrhée, de vomissement ou de convulsions. Sous prétexte d’enlever le manuel que la jeune fille tenait toujours entre les mains, il saisit son poignet pour prendre son pouls et fut soulagé de sentir celui-ci battre tout à fait normalement. Elle est tombée comme une mouche, dit-il en se retournant vers Derek avec un petit sourire.

    Ouais ben… Derek marmonna entre ses dents quelques mots que son ami n’entendit pas.

    Qu’est-ce que tu dis ?

    Encore une soirée sans câlins ! Voilà ce que je dis ! ronchonna Derek, en retirant tous les manuels du canapé. Moi qui avais bon espoir… Délicatement, il allongea Meredith pour qu’elle soit plus confortablement installée.

    Tu vas sans doute un petit peu vite en besogne, mon vieux, estima Mark. Ça ne fait quand même pas si longtemps qu’elle a été agressée.


  • Commentaires

    1
    Butterfly
    Mercredi 11 Juillet à 17:39

    Merci Boa, je venais sur le blog tous les jours et j'avais un peu peur que tu aies abandonné. Maintenant j'espère que les lectrices vont se mobiliser pour te laisser un petit mot de temps en temps, c'est la moindre des choses. J'adore cette fic et je veux connaitre la fin !

     

     

    2
    Nolcéline 97234
    Vendredi 13 Juillet à 10:29

    Bonjour à tous, ça c'est vrai Mark a raison même si je comprends la frustration de Derek .

    Bon en attendant on verra comment est son réveil demain ?

    Bonne matinée et bon week-end à tous.

    3
    Samedi 21 Juillet à 06:56
    Bonjour.


    J'espère quectubte sens mieux.
    Merci de prendre encore du temps pour nous.
    Je trouve que Mark à raison et que Fer en va un peu vite en besogne.
    Bon wé.
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :