• CHAPITRE 737

    Je monte de mille dollars, annonça Mark en lançant deux farfalle au milieu de la table.

    Derek fit la même chose avant de porter son verre de vin à ses lèvres. Je suis.

    Moi aussi, dit simplement Meredith.

    Derek ne put s’empêcher de la conseiller. Fais attention à ne pas te laisser emporter par le jeu. Si tes cartes ne sont pas bonnes, rien ne t’oblige à surenchérir autant que nous.

    Ah d’accord.

    Tu veux reprendre ta mise ? proposa Derek. Ce n’est pas réglementaire mais tu es train d’apprendre à jouer, alors… Et puis, on est entre amis.

    La jeune fille hocha la tête. Non, non, ça va, tant pis. J’assume. Et comme tu le dis, c’est une partie entre amis. C’est pas dramatique si je fais une erreur. Un autre tour passa où elle demanda deux cartes. Derek monta de deux mille dollars, aussitôt suivi de Mark. Meredith s’abstint cette fois. Dites, les garçons, comment on dit quand on a trois cartes identiques ? fit-elle avec un air innocent.

    Putain, elle a un brelan ! s’écria Mark. J’me couche. Il jeta violemment ses cartes sur la table. Bordel, j’ai jamais vu une chance pareille ! Il vida son verre de vin cul sec.

    Je me couche aussi. Derek déposa ses cartes également en regardant sa petite amie avec une tendre désapprobation. Bébé, tu ne peux pas dévoiler ton jeu comme ça.

    Elle fit semblant d’être surprise. Mais je n’ai rien dévoilé. Je posais juste une question. Je n’ai rien du tout. Elle étala ses cartes pour que ses partenaires puissent vérifier ses dires.

    Mark n’en crut pas ses yeux. T’avais rien ? T’avais pas de jeu ? répéta-t-il, totalement écœuré. Putain, Mer ! T’es censée la fermer quand tu joues ! J’avais une paire, moi.

    Calme-moi. Il n’y a pas mort d’homme, tempéra Derek. Elle ne l’a pas fait exprès. Elle ne savait pas.

    Meredith ramassa les pâtes qui étaient au milieu de la table. Désolée, Messieurs, mais vous allez devoir commencer à vous déshabiller.

    Derek tourna vivement la tête vers elle, les sourcils froncés de contrariété. Qu’est-ce que tu racontes ? On avait convenu qu’on ne jouait pas au strip-poker.

    Tu avais convenu, précisa-t-elle. Moi, je n’ai rien dit du tout et j’ai eu l’impression que Mark était plutôt partant. Et vous venez de perdre la partie.

    Oui mais il est hors de question que j’enlève… que quelqu’un ici enlève ses vêtements, tu m’as compris ! Derek lança un regard lourd d’avertissement à Mark qui était déjà en train de soulever son tee-shirt.

    Il soupira. Moi, je suis d’accord mais puisqu’il ne veut pas… Il écarta légèrement les bras, comme pour s’excuser.

    Dégonflé ! lui lança Meredith tout en tirant la langue à Derek. Comme il faisait mine de vouloir la saisir, elle la remit rapidement en bouche.

    Tu vois ce qui se passe à cause de toi ? fit remarquer Mark à ce dernier. Je me fais insulter.

    Crois-moi, ce n’est rien par rapport à ce que je te ferai subir si jamais tu te désapes devant elle, menaça Derek. Il redistribua les cartes et une nouvelle partie s’engagea que Meredith remporta une nouvelle fois.

    C’est pas possible ! Mark hocha la tête. C’est la chance du débutant, je ne vois que ça.

    Ben oui, évidemment, dit Derek. Qu’est-ce que tu veux que ce soit ? Elle n’a quasiment jamais joué et elle rafle tout.

    Force fut de constater, au bout de près de deux heures et demi de jeu, que Meredith n’était pas une débutante mais au contraire, une joueuse expérimentée. Même si elle avait perdu une partie, elle avait devant elle un paquet impressionnant de pâtes.

    Mark s’adressa à elle presque sèchement. Bon, sois franche ! Tu t’es bien foutu de nous ! Tu sais jouer, c’est ça ?

    Tu lui poses encore la question, toi ? ironisa Derek. Bien entendu qu’elle sait jouer ! Et elle joue même très bien. Il regarda Meredith avec un petit sourire où perçait un peu de fierté.

    Ça vous apprendra à me prendre pour une débile, répliqua-t-elle avec un air moqueur.

    On ne t’a pas prise pour une débile, protesta Derek. On t’a simplement crue en toute bonne foi quand tu nous as dit que tu ne savais pas jouer.

    On n’est pas des faux-culs, nous ! asséna Mark.

    Mais moi non plus, rétorqua Meredith. J’ai simplement tiré profit de vos préjugés. Parce que dans vos petites têtes de macho, vous n’avez pas imaginé un seul instant que moi, une fille, une gamine selon vous, je savais jouer au poker. Et pourtant, je vous ai flanqué une dérouillée. Elle vida son verre de vin.

    Ouais, ça, on a vu ! grommela Mark en jetant un regard noir au tas de pâtes qu’elle avait devant elle.


  • Commentaires

    1
    Butterfly
    Mercredi 6 Juin à 22:11

    Aaah j'adore ce trio ! Meredith est percée à jour yes

    2
    Nolcéline 97234
    Jeudi 21 Juin à 19:33

    Bonsoir à tous, bien fait! Ils ne recommenceront plus. Bon jeudi soir à tous. 

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