• CHAPITRE 736

    La jeune fille feignit d'être surprise. Pourquoi ? Ça pourrait être drôle !

    Derek la fusilla du regard. Excuse-moi mais l’idée que Mark te voit à poil me semble très moyennement amusante.

    C’est peut-être moi qui le verrai à poil ! objecta Meredith.

    Je ne trouve pas ça plus attrayant, répliqua sèchement Derek.

    Il craint la concurrence, chuchota Mark en se penchant vers la jeune fille, s’arrangeant toutefois pour que Derek l’entende. Elle éclata de rire.

    Derek hocha la tête en jetant les yeux au ciel. N'importe quoi ! Je te rappelle que c’est moi qui ai la réputation d'avoir un sexe impressionnant.

    Meredith le défia aussitôt. Eh bien, prouve-le !

    A toi ? Tu es la mieux placée pour le savoir, je te ferai remarquer, répondit Derek, les lèvres pincées.

    Elle voudrait bien pouvoir comparer, je crois, insista Mark

    Ecoutez, c’est bien simple ! s’emporta Derek. Ou bien on garde nos fringues ou bien la partie est finie avant d’avoir commencé.

    Petit joueur ! se moqua Mark

    T’es vraiment pas marrant, enchaina Meredith.

    Pensez ce que vous voulez, ça m’est complètement égal ! Derek regarda son amie avec un air sévère. Où est la jeune fille pudique et réservée que j’ai rencontrée ?  

    Oh fous-lui la paix ! grogna Mark. Elle évolue, elle, au moins. Elle vit avec son temps.

    Evidemment, toi, dès qu’il s’agit de se rincer l’œil ! riposta Derek.

    Comme il ne pouvait décemment pas nier l’accusation, Mark se contenta de hausser les épaules. Inutile d’insister, il n’aurait jamais gain de cause. Derek était malheureusement devenu possessif et en-dehors de ça, il était évident que Meredith n’accepterait jamais de se déshabiller devant un autre homme que le sien et si elle prétendait le contraire, c’était juste pour titiller la jalousie de ce dernier. Bon, on joue ou on continue de papoter ? grogna-t-il.

    On joue. Et on garde nos vêtements ! ordonna Derek. Maintenant, rappelle-lui les règles.

    Mark se tourna vers Meredith. Donc, on va te donner cinq cartes que tu as le droit de regarder. Mais attention, nous, on ne peut pas les voir. Ton jeu doit rester secret, insista-t-il. On fait un premier tour de mise puis on refait un tour et là, tu peux demander entre une à cinq cartes. Ensuite, on mise à nouveau. Si tu as du jeu, tu montes les enchères. Par contre, si tu n’en as pas, tu te couches, c’est-à-dire que tu renonces à rester dans la partie. Tu as compris ?

    Je crois bien que oui, répondit Meredith en hochant la tête avec une petite moue. Et si jamais je n’ai pas de bonnes cartes, le plus amusant sera de vous faire croire le contraire, se dit-elle, excitée à l’idée de pouvoir les duper.

    Je propose qu’on commence par miser cinq cents dollars au maximum. Derek concerta ses deux partenaires. Vous êtes d’accord ? Mark approuva d’un signe de tête. Meredith l’imita avec d’autant plus d’entrain que les conditions de jeu étaient à son avantage. Quoiqu’il arrive, elle avait la certitude de ne pas perdre un seul dollar.

    Derek entreprit de répartir les macaronis en trois paquets égaux tandis que Mark faisait de même avec les farfalle. Quand le partage fut fait, ils échangèrent un paquet et firent glisser le troisième devant la jeune fille. Donc, souviens-toi, c’est avec ça que tu vas miser, lui rappela Derek. Et donc, un macaroni vaut cent dollars, une farfalle cinq cents.

    Ça va, j’ai compris.

    Très bien. Mais avant de commencer, je vais nous servir un petit verre. Derek repartit à la cuisine et revint avec trois verres de vin et la bouteille. Maintenant, on peut jouer. Vas-y, Mark.

    Celui-ci battit les cartes pour les mélanger et les tendit à Meredith pour qu’elle les coupe. Il distribua alors cinq cartes à chaque joueur. Meredith souleva ses cartes pour les regarder et les reposa aussitôt. Derek et Mark regardèrent également leur jeu, sans qu’aucune expression ne se reflète sur leurs visages. Moi, je mise cinq cents dollars, annonça Mark en plaçant une farfalle au milieu de la table.

    Je suis, dirent en chœur ses amis en faisant comme lui.

    Tu veux combien de cartes ? demanda Derek à son amie.

    Quatre.

    Les deux chirurgiens échangèrent un bref regard. Si elle demandait autant de cartes, c’était donc qu’elle n’avait aucun jeu. Mark esquissa un sourire. Non pas qu’il souhaitât réellement que Meredith perde la partie mais son esprit de compétition était tel qu’il lui était difficile d’envisager de ne pas gagner. Derek, lui, se demandait comment faire pour perdre, afin que Meredith remporte la mise, sans éveiller les soupçons de Mark. Quant à la jeune fille, elle avait l’impression de pouvoir lire en eux comme dans un livre ouvert : aucun ne la croyait capable de les battre. Cela allait être vraiment amusant de leur montrer de quoi elle était capable.


  • Commentaires

    1
    Butterfly
    Mercredi 6 Juin à 22:09

    Oulà ! Une partie de cartes à hauts risques wink2

    2
    Nolcéline 97234
    Jeudi 21 Juin à 17:53

    Bonsoir à tous,

     

    Oui yes;

    Moi je trouve qu'ils ont une attitude un peu " macho". Bonne fin d'après-midi à tous.

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