• CHAPITRE 734

    La sonnette de l’entrée retentit. Ah il était temps ! s’écria Derek. Encore un peu et j’allais mourir d’inanition. Il s’empressa de descendre pour prendre livraison du diner.

    Meredith en profita pour exprimer encore une fois sa gratitude à Mark. Encore merci pour ton cadeau. La visite du campus, la rencontre avec les profs, les manuels et tout ça… Tu ne te rends pas compte à quel point ça compte pour moi, ni à quel point ça me touche. Si, si, je t’assure, ajouta-t-elle alors que Mark haussait les épaules pour lui faire comprendre qu’il estimait ne pas avoir fait grand-chose. Tout ce que tu fais pour moi, ce soutien que tu m’apportes, toujours, en toutes circonstances, c’est plus que tout ce que mes amis n’ont jamais fait pour moi. 

    Eux, ils sont cons ! décréta Mark. Parce qu’il faut être sacrément con pour ne pas se rendre compte que c’est une chance de te connaître. Oublie-les, c’est un conseil que je te donne.

    Derek réapparut avec les sacs du traiteur. Mark et Meredith eurent leurs narines agréablement flattées par les arômes qui s’en échappaient, ce qui leur fit réaliser qu’ils avaient terriblement faim, eux aussi. Il ne leur fallut que quelques minutes pour dresser la table et ouvrir les plats. Ils firent un sort au menu que Mark avait commandé – tempuras, yakitoris, ramen, gyozas et poulet braisé aux légumes* – tout en faisant des projets d’avenir pour Meredith, certains plus ambitieux que d’autres, Mark allant même jusqu’à rêver qu’elle devienne un jour la plus jeune directrice de la très renommée faculté de psychologie d’Harvard. La jeune fille crut bon de lui rappeler que son ambition était plus de venir en aide à des enfants que de faire une brillante carrière.

    Après le dîner, ils retournèrent au salon. A peine assis, Mark fit mine de tendre l’oreille. Tiens c’est bizarre, on n’a pas encore entendu les deux autres gueuler.

    Oh tu ne les entendras pas. Ce n’est pas le genre de Brian, assura Meredith.

    Derek haussa un sourcil. Qu’est-ce que tu en sais ? Tu l’as vu pendant dix minutes. C’est un peu court pour prétendre connaitre quelqu’un.

    Tu peux parler ! Il t’a fallu moins de temps que ça pour condamner Donnie, répliqua Meredith.

    Mais tu remarqueras que la suite des évènements m’a donné raison, riposta Derek.

    Oui, oui, sur ce coup-là, tu avais raison, concéda Meredith. Donnie est un pauvre type sans scrupules qui n’est intéressé que par le sexe. Mais Brian n’est pas comme ça.

    Mark s’esclaffa. Ah parce que tu crois que lui, le sexe ne l’intéresse pas ? A ton avis, qu’est-ce qu’il est en train de faire avec Callie ? Des puzzles ? Derek ricana.

    Meredith leva les yeux au ciel. Bien sûr que non ! Mais on peut aimer le sexe sans se sentir obligé de crier pour tout le quartier quand on fait l’amour, et je pense que Brian est comme ça. En tout cas, il m’a donné l’impression d’être discret et respectueux.

    Ou alors, il est tellement nul au pieu qu’il n’y a pas de quoi crier ! laissa tomber froidement Mark.

    Derek approuva d’un signe de tête. C’est sûrement ça !

    Ça ne m’aurait pas étonnée que tu sois d’accord avec ton pote, grommela Meredith.

    Bon, on ne va pas passer la soirée à parler des mérites, réels ou non, de Brian, s’emporta Derek parce qu’il n’appréciait pas l’obstination que mettait sa petite amie à prendre la défense du jeune homme. Dans la foulée, il donna une tape sur le sommet du crâne de Mark qui, le regard tourné vers le palier, semblait attendre l’écho des bruits qui monteraient du rez-de-chaussée. Ni à guetter les cris que pourrait pousser Callie. D’accord ?

    D’accord, maugréa Mark en se frottant la tête. Alors, qu’est-ce qu’on fait ? Si vous avez envie de sortir, on peut aller au Belly Up.

    Meredith plissa le nez pour montrer son manque d’intérêt pour cette proposition. Faites ce que vous voulez mais moi, ça ne me tente pas du tout. Je préfère rester ici.

    Quand je pense que tu n’as que vingt-et-un ans ! se moqua Mark. La jeune fille lui tira la langue. On s’fait une soirée télé alors ? proposa-t-il sans enthousiasme.

    Tout dépend de ce qu’il y a. Derek prit le magazine, vraisemblablement acheté par Callie, qui était sur la table et le feuilleta pour trouver les programmes télévisés du jour. Alors… sur ABC, "Le Bachelor".

    Ah non, pas ça ! Je déteste cette émission, déclara Meredith. Ces filles qui acceptent qu’un type qu’elles ne connaissent même pas les essaie les unes après les autres, sous prétexte qu’il veut trouver la femme de sa vie, ça me dégoute.

    Et lui alors ! Devoir faire une émission de télé pour se trouver une gonzesse, quel pauvre type ! commenta Mark avec mépris.

    Oh tu sais, il y en a bien qui vont dans les peep shows pour ça, persifla Meredith. Derek sourit.

    Mark lança un regard noir à son amie. C’est pour moi que tu dis ça ? Elle adressa un grand sourire, ce qui énerva un peu plus le chirurgien. Mais j’vais pas dans les peep shows, nom de dieu ! cria-t-il. Combien de fois je devrai te le dire ?

     

    *yakitori : petite brochette, traditionnellement de poulet, de la taille d’une bouchée et cuite sur le grill.

    tempura : assortiment de petits beignets (poisson, crustacés, porc, légumes…)

    ramen : nouilles dans un bouillon à base de viande ou de poisson, avec légumes et tranches de porc

    gyoza : ravioli farci avec de la viande de porc et des légumes


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Jeudi 31 Mai à 17:57

    Bonsoir à tous,

    Tout d'abord merci beaucoup pour les précisionshappy il y a des choses qui étaient inconnues pour moi quant à leur repas;

    Oui Meredith a raison pour ce qui est de Brian mais la soirée n'est pas finie et avec Callie tout est possible .

    Bon début de soirée à tous.

     

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