• CHAPITRE 731

    Oui, enfin, il faut tout de même admettre qu’il n’a pas dit que des conneries, estima Mark.

    Derek le fusilla du regard. Ah oui ? J'aimerais bien savoir en quoi.

    Mark désigna Meredith du menton. Ben, au sujet de ses études, par exemple. Il regarda la jeune fille franchement dans les yeux. C’est toi qui as dit n'importe quoi, une fois de plus. Devinant que les deux hommes allaient encore lui faire la leçon, elle reprit place dans le canapé en soufflant fortement, pour indiquer son exaspération.

    Ah ça, c'est vrai ! s'exclama Derek en se tournant vers elle. Ce manque de confiance en toi ! On en a déjà parlé des dizaines fois mais quoi qu'on te dise, tu restes toujours bloquée sur cette idée que tu n'y arriveras pas. C'est terriblement agaçant.

    Mark vit que Meredith allait répondre et l’en empêcha en intervenant précipitamment. D’ailleurs, je trouve qu'on en a déjà beaucoup trop parlé. Il est temps d’agir maintenant.

    Et qu'est-ce que tu entends par agir ? s'enquit Meredith, méfiante.

    Prendre ta vie en main, dit Mark. Discuter, réfléchir, c'est bien, mais à un moment, il faut se lancer. Et j'ai quelque chose qui va t'y aider. Sans laisser à la jeune fille le temps d'encore réagir, il se leva et se dirigea vers le palier. Je n'avais pas prévu de te l'offrir tout de suite mais vu ce que je viens d'entendre, je pense qu'il vaut mieux ne plus attendre. Tu as besoin d'un coup de pied au cul et je vais te le donner.

    Sur la défensive, Meredith se raidit imperceptiblement. Quel genre de coup de pied ?

    Le meilleur qui soit. Tu vas voir. Mark sortit du salon et dévala l'escalier pour se rendre dans sa chambre.

    Derek pensa à ce que son ami lui avait dit un peu plus tôt, au sujet de sa crainte que son cadeau ne passe inaperçu si lui était dans les parages. Il se leva à son tour. Eh bien, pendant ce temps-là, je vais aller faire des courses. On n'a presque plus de whisky.

    Meredith le regarda comme s'il était insensé. Tu rigoles ! Vous n'avez bu qu'un verre chacun. Et de toute façon, Callie a dit qu'elle en avait acheté aussi.

    Ah oui, c'est vrai. Oh mais je trouverais bien quelque chose d'autre à acheter. Du vin par exemple. Il se pencha vers elle pour l'embrasser.

    De plus en plus suspicieuse, elle s'inclina légèrement en arrière pour l'éviter. Pourquoi ai-je l’impression d’être l’objet d’une conspiration ?

    Il lui tapota le bout du nez avec l'index. Je ne serai pas long.

    Elle le retint par la main. Dis-moi ce qui se passe.

    Je ne vois pas de quoi tu parles. Il déposa un baiser furtif sur ses lèvres et prit la fuite avant qu’elle essaie d’en savoir plus. Il n’était pas certain de pouvoir résister à ses tentatives de charme.

    Evidemment, elle le suivit. Et moi, je suis sûre que tu vois très bien. N'essaie pas de me faire croire que Mark a préparé quelque chose sans t'en parler. Surtout si ça me concerne. Je parie même qu'il t'a demandé ton avis avant.

    Absolument pas ! assura Derek en enfilant ses boots.  

    Allez, dis-moi ce que c'est, le supplia Meredith.

    Il va le faire, dit Derek en lui désignant Mark qui venait d'apparaitre à la porte du couloir qui menait aux chambres. Moi, je file. Il quitta la maison sur un dernier baiser à son amie.

    Où est-ce qu'il va ? se renseigna Mark, surpris.

    Faire des courses, parait-il, répondit Meredith. Mais je crois plutôt qu'il veut nous laisser seuls pour le fameux coup de pied au cul. Tu vas enfin te décider à me dire ce que c'est.

    C'est dingue, vous les femmes, vous ne savez pas attendre, persifla Mark qui portait un grand sac à bout de bras. Il remonta l'escalier avec sa camarade sur les talons.

    Si tu ne faisais pas tant de mystères, je ne serais pas comme ça, certifia-t-elle.

    Chaque chose en son temps, jeune fille. Mark déposa son sac sur la table de salle à manger avant de faire asseoir Meredith sur une chaise. Il prit place devant elle. Alors, voilà ! Tu viens d'avoir ton vingt-et-unième anniversaire et…

    Elle l'interrompit aussitôt. C'est quelque chose dont je n'ai pas envie de me souvenir et tu sais pourquoi.

    Bien sûr que je le sais ! s'écria-t-il. Il t'est arrivé une des pires choses qui puissent arriver mais tu ne dois pas laisser cette horreur occulter tout le reste. Vingt-et-un ans, c'est un bel âge. Tu ne t'en rends pas compte, mais en-dehors de ce que tu as subi, c'est un moment formidable de ta vie. Tu entres dans l'âge adulte mais il te reste encore cette insouciance de la jeunesse pour te permettre de croire que tout est possible.


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Jeudi 31 Mai à 17:25

    Bonsoir à tous,

    Ah hâte de voir la suite quand elle va découvrir ce fameux cadeau...

    Bonne fin de journée à tous.

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