• CHAPITRE 719

    Mark revint de la cuisine. On fait quoi pour le diner ?

    Derek concerta son amie du regard pour connaitre son avis. Elle grimaça légèrement. Moi, je préfèrerais qu'on reste ici. Après avoir passé la journée dehors, je n'ai plus vraiment envie de ressortir. Et comme on n'a pas fait de courses, ça va être compliqué de cuisiner. Alors, on pourrait se faire livrer quelque chose, suggéra-t-elle. Mais si vous, vous préférez diner dehors, ne vous gênez pas pour moi.

    Qu’est-ce que tu racontes ? Comme si on allait te laisser toute seule ! bougonna Mark. On n’est pas venu ici avec toi pour faire bande à part. Et si jamais Callie a la mauvaise idée d’encore ramener Donnie à la maison, il vaut mieux qu’on soit là. Il se tourna vers Derek qui marqua son approbation d’un haussement d’épaules, signe qu’il estimait la proposition de son ami comme coulant de source. Donc, on fait livrer, conclut Mark. Vous avez une préférence ?

    Meredith hocha la tête. Ce soir, c’est toi qui choisis le menu, en déduisit Derek. Moi, je vais prendre une douche. J’en rêve depuis qu’on a quitté les pistes. Même si elle sortait à peine du bain, il fut tenté de demander à Meredith de se joindre à lui mais la présence de Mark l’en dissuada.

    Je te comprends, déclara sa petite amie. Moi, ça m’a fait un bien fou de prendre un bain. Il sortit de la pièce sur un dernier petit bisou. Quand elle fut sûre qu'il ne risquait plus de l'entendre, elle se tourna vers Mark avec un air suppliant. Il faut que tu m'aides.

    Qu’est-ce que tu as encore fait comme bêtise ?

    Mais rien. C'est juste que ça ne va pas mieux, malgré le thé et l'aspirine. Au contraire, j'ai attrapé mal à la tête et j'ai de plus en plus mal à la gorge, lui confia-t-elle. Et là, je commence à avoir des frissons.

    Je vois ce que c'est. Ton refroidissement est en train de tourner au gros rhume, peut-être même à la trachéite, diagnostiqua Mark.

    Meredith parut effrayée. Ah non, ça, c'est pas possible. Il est hors de question que je passe ma semaine de vacances, couchée dans un lit. Il faut que tu me soignes.

    Mark vint près d’elle et posa, une fois encore, la main sur son front. Hmm ! Ouais effectivement, tu ferais un peu de fièvre que ça ne m’étonnerait pas. Tu vois ce qui se passe quand tu n’écoutes pas papa Derek ? plaisanta-t-il.

    La jeune fille fronça légèrement les sourcils. Pourquoi tu l'appelles comme ça ?

    Parce que je trouve que parfois, il se comporte d’une façon un peu trop paternaliste avec toi, avoua Mark.

    Mais non, répliqua Meredith, un peu offusquée. Il n’est pas du tout paternaliste. Il est simplement très attentionné. Et je peux t’assurer que quand on est tous les deux, il ne se comporte absolument pas comme un père avec moi.

    Oh pour ça, je lui fais confiance, persifla Mark. Il lui prit le menton entre ses doigts pour lui faire tourner la tête vers lui. Ouvre la bouche, tire la langue et fais aaaaahhh. Elle obtempéra. Ta gorge est du plus beau rouge, constata-t-il. Il passa la main dans ses cheveux pour la décoiffer. Toi, quand tu es malade, tu ne fais pas dans la dentelle. A mon avis, tu couvais ça depuis un petit moment et tes plongeons à répétition dans la neige ont tout déclenché. Il se releva en soufflant. Bon, je vais chercher mon remède miracle. Heureusement que je suis un homme prévoyant !

    Meredith le suivit des yeux tandis qu'il s'éloignait, en espérant que le fameux remède miracle allait la remettre sur pied rapidement. Elle savait qu'elle ne pourrait pas tromper Derek beaucoup plus longtemps. Il était trop attentif à elle que pour ne pas s’apercevoir qu'elle était malade. Et à partir de ce moment-là, il la condamnerait à garder la chambre et leurs vacances seraient gâchées. Tu as trouvé ? demanda-t-elle quand Mark réapparut.

    Il acquiesça d'un signe de tête tout en agitant en l'air sa trousse. Oui mais viens. On va faire ça ailleurs.

    Elle le rejoignit avec un air un peu apeuré. Pourquoi ? Qu’est-ce que tu veux me faire ?

    Une injection, et je ne vais pas te la faire dans le salon, au risque de nous faire surprendre par ton mec, lui expliqua-t-il en l'entrainant vers le rez-de-chaussée.

    Une injection ? s'exclama-t-elle à voix basse pour que Derek ne puisse pas l'entendre. Encore une piqure !

    Désolé, je n'ai rien d'autre, déclara Mark.

    Mais c'est quoi comme produit ? se renseigna-t-elle avec un air soupçonneux. C'est dangereux ? C'est pour ça que tu ne veux pas que Derek soit au courant ?

    Mark fit mine de la bousculer. Dis donc, toi ! Je suis médecin, je te rappelle. Pas dealer ! Il lui ouvrit la porte qui menait à la piscine. Si je préfère rester discret, c'est pour que Derek ne sache pas que tu lui as raconté des conneries. Et puis aussi, parce que ce que je vais te donner, c’est assez radical comme traitement. Je ne suis pas certain qu'il approuverait. Il est toujours si précautionneux quand il s’agit de toi. Comme si tu étais une petite chose hyper fragile. Il la fit asseoir sur un des fauteuils et prit place sur l'autre.


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Jeudi 19 Avril à 20:19

    Bonsoir à tous, que cette injection ait l' effet escompté. Bon jeudi soir à tous.

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