• CHAPITRE 711

    Meredith s'approcha de Derek. Calme-toi. Tu ne vas quand même pas te battre avec lui dans cette tenue. L'image de son amant nu se battant contre Donnie en slip kangourou déclencha à nouveau son fou rire. Ou alors, laisse-moi le temps de prendre mon appareil photo. Il faut que j'immortalise ce grand moment.

    C’est seulement à ce moment-là que Derek réalisa qu’elle-même était à peine vêtue et que, sous la lumière des spots qui éclairaient le couloir, la chemise qu’elle portait ne cachait pas grand-chose de sa nudité. Si lui s’en rendait compte, alors, d’autres aussi. Il se tourna vers Mark et comprit, à son air, qu’il appréciait énormément la vue. Ho ! fit-il en lui donnant sur le bras une tape du plat de la main.

    Mark joua les étonnés. Quoi ?

    Regarde ailleurs ! lui conseilla sèchement son ami avant de s’adresser à la jeune fille. Tu n'irais pas enfiler autre chose ?

    Elle secoua la tête. Ben non, c’est pas la peine. On va aller se recoucher dans quelques minutes.

    Je préfèrerais pourtant, insista Derek, qui n’appréciait pas trop ce qu’il avait vu dans le regard de son ami. Même s’il avait confiance en lui, il savait qu’il valait mieux ne pas tenter le diable.

    Mais arrête de l’embêter ! On ne va tout de même pas faire de chichis entre nous, plaida Mark. On est entre potes. Il vit que son argument ne convainquait pas du tout Derek et il tenta une autre piste. Et puis, je suis médecin, je te rappelle. Alors, moi, des filles à moitié nues, tu sais…

    Hé, pas à moi, hein ! ironisa Derek, en haussant les sourcils. Et même si c’était vrai, avec les autres, oui, mais pas avec ma copine ! s’obstina-t-il.

    Mark leva les épaules. De toute façon, je ne vois pas ce qui t’ennuie. Elle a ta chemise sur elle. Tu deviens prude, mon vieux.

    Je trouve aussi, approuva Meredith en tirant néanmoins sur sa chemise, pour montrer sa bonne volonté, tout en souriant aux anges parce qu’elle était ravie de cette nouvelle petite crise de jalousie faite par son amant.

    Vous pensez ce que vous voulez, je m’en fous, riposta Derek, le regard fixé sur Mark pour être certain que les yeux de ce dernier ne s’égaraient pas dans une direction interdite. Il allait prendre Meredith par le bras pour la ramener dans leur chambre quand la voix agressive de Donnie résonna.

    Bon, c’est pas bientôt fini, votre causette dans le couloir ? Va falloir que je vienne vous calmer ?

    Cela suffit pour que les frères ennemis oublient le sujet de leur petite chamaillerie. T’as du courage derrière la porte, connard ! beugla Mark.

    Viens le dire ici si tu es un homme ! vociféra Derek en serrant les poings. Sa posture menaçante présentait un tel décalage avec sa nudité que Meredith ne put s’empêcher d’exploser de rire une fois de plus. Les deux hommes se tournèrent vers elle et la regardèrent glisser le long du mur jusqu’à ce qu’elle se retrouve assise par terre. Mais qu’est-ce que tu as ? lui demanda Derek avec un air amusé. Incapable de parler tant elle riait, elle pointa le doigt vers son pénis.

    Mark ne manqua pas de se moquer de son ami. Je ne savais pas qu’il lui faisait cet effet-là.

    Ben, d’habitude, non. Derek baissa les yeux sur son sexe qui pendait entre ses jambes. C’est vrai que j’ai l’air ridicule.

    Mark émit un ricanement moqueur. Je confirme !

    Bon, on ferait peut-être mieux retourner dans nos chambres. Derek désigna la porte de Callie. Maintenant qu’ils se sont calmés… Il se pencha pour aider Meredith à se remettre debout.

    Jusqu’à ce qu’ils recommencent ! marmonna Mark, le regard mauvais rivé à la porte de son amie.

    Oui mais alors là, je le fous à la porte, le gars, prévint Derek d’une voix plus forte pour être sûr que Callie et son compagnon l’entendent.

    On sera deux, certifia Mark.

    Faudra adapter ta tenue alors, recommanda Meredith en hoquetant de rire. Parce que ce soir, c’est zizi… Un autre gloussement l’empêcha d’en dire plus.

    Te fatigue pas, j’ai compris, dit Mark en souriant de toutes ses dents. Tu peux compter sur moi.

    Derek lui lança un regard un peu condescendant. Tu crois vraiment que je te laisserais faire ?

    Quoi ? T’as peur de souffrir de la comparaison ? répliqua Mark, hilare.

    Derek sourit. Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre ! Il prit Meredith par les épaules et la poussa dans leur chambre. Allez, bonne nuit, dit-il à l'intention de Mark.


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Mardi 10 Avril à 17:16

    Bonsoir à tous, Meredith trop drôle mdr.  Callie ne leur facile pas la vie c' est sûr mais ça provoque des situations cocasses c' est le moins qu'on puisse  dire.  Bonne fin d' après-midi à tous  et merci. 

      • Nolcéline 97234
        Jeudi 19 Avril à 20:47

        * facilite

    2
    Butterfly
    Mardi 10 Avril à 22:12

    Ils sont impayables ces mecs ! 

    C'était bien marrant mais ça a un peu tué l'ambiance romantique de la soirée

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