• CHAPITRE 705

    Derek répondit à la place de son ami. Bien sûr que si ! Et moi aussi, plus souvent qu'à mon tour. Il regarda Mark en grimaçant légèrement. C'est vrai qu'on en a fait des conneries. Et des spécimens, on en a connu pas mal.

    Meredith l'interrompit pour leur rafraichir la mémoire. Laurel, Annabel, Linda Love…

    Souriant, Derek lui tapota le bout du nez avec son index. N'en rajoute pas, toi. Bref, on n'a pas trop de leçon à donner à Callie, je crois, conclut-il à l'intention de Mark.

    Exactement ! approuva Meredith. Vous devriez plutôt lui faire rencontrer des hommes bien. Vous devez en connaitre tout de même.

    Ceux qu'on connait, elle les connait aussi, lui fit remarquer Mark.

    Et de toute façon, j'ai toujours eu horreur qu’on joue les entremetteurs pour moi, alors je ne vais pas le faire pour les autres, renchérit Derek.

    Mark souscrit aux propos de son meilleur ami en hochant vigoureusement la tête de haut en bas. Tout à fait, parce que si jamais ça foire avec l’homme bien qu’on lui aura présenté, elle nous en tiendra pour responsable. Non merci ! Il tint pour lui qu’il connaissait très bien celui qui aurait pu mettre fin au comportement erratique de Callie et faire son bonheur. Je ne me mêle pas de ses affaires et, si tu veux un conseil, fais comme moi.

    Meredith leva légèrement les yeux au ciel. Evidemment ! Je ne la connais pas assez pour me mêler de sa vie. Elle étendit le bras pour prendre une brochure consacrée à Aspen, qui se trouvait sur la petite table, à côté du canapé. 

    Tu veux bien me passer le journal aussi ? demanda Derek.

    Celui-là ? Le Aspen Times ? La jeune fille lui présenta le journal local.

    Derek lui adressa un sourire à faire fondre la banquise. Si tu veux bien.

    Meredith se tourna vers leur ami. Et toi, Mark ? Il y a le Denver Post. Elle jeta un regard rapide sur la première page. Mais il est daté du début de la semaine dernière, constata-t-elle. C’est pas vraiment des nouvelles fraiches.

    T’inquiète. J’ai pris de la lecture dans ma valise. Mark se leva avant de s’étirer, les bras au-dessus de la tête.

    Tu vas t’aventurer en bas ? Tu prends des risques, se moqua Derek.

    Meredith prit un air espiègle. Oh moi, je crois plutôt qu’il veut aller voir ce qui se passe. Ça ne m’étonnerait pas qu’il aille frapper à leur porte pour demander à les observer. Il veut se perfectionner, je pense. Derek s’esclaffa.

    Trop drôle, vraiment trop drôle ! grogna Mark. Qu’est-ce que je me marre ! Il sortit.

    Quand il revint, Meredith était allongée sur le canapé, la tête posée sur les genoux de Derek, lequel lui caressait les cheveux tout en lisant son journal. Alors, comment ça se passe en bas ? se renseigna-t-elle au retour de Mark.

    C’est calme. Pour le moment, lui répondit-il avant de se rasseoir dans le fauteuil. Il ouvrit son traité de médecine.

    Tu bosses même en vacances ? s’étonna Meredith.

    Mark acquiesça en faisant une petite grimace pour exprimer son regret. Si je veux que mes recherches sur les greffes soient publiées dans un délai raisonnable, il faut bien que je m’y mette.

    Meredith pencha la tête en arrière pour regarder Derek. Et toi, tu ne publies rien ? 

    Il lui sourit. Moi, je viens d’être publié au sujet de la séparation des sœurs siamoises, alors ça me laisse un peu de répit. Et puis, de toute façon, je suis ici pour toi.

    Ravie par cet aveu, elle lui caressa la joue avant de reprendre la brochure qu’elle feuilleta distraitement. N’y trouvant rien d’intéressant, elle se redressa et se colla à Derek pour regarder ce qu’il lisait, avant de se plonger dans la contemplation du feu de cheminée. Tu veux que j’aille chercher ton livre dans la chambre ? proposa son compagnon.

    Non, je n’ai pas envie de lire.

    Tu veux faire autre chose ?

    Meredith hocha la tête. Non, je suis juste bien comme ça.

    Sûr ? Si tu veux quelque chose, dis-le, chuchota Derek.

    Meredith passa son bras sous le sien pour se blottir contre lui. J’ai déjà tout ce qu’il me faut.

    De son côté, Mark essayait de se concentrer sur sa lecture mais il n’y parvenait pas, parce que son attention était irrémédiablement attirée par les chuchotements du couple. Il enviait leur proximité, ces regards et sourires complices qu’ils échangeaient, ces petits gestes tendres qu’ils avaient l’un pour l’autre, tout ce qui faisait que, à leur insu sans doute, ils formaient déjà un vrai couple.


  • Commentaires

    1
    Nolcéline 97234
    Mardi 27 Mars à 10:15

    Bonjour à tous,  Callie et une relation? A mon avis ce n'est pas à l'ordre du jour no. Elle est bien trop encore dans la perspective éventuelle un jour d'une relation avec Derek. Si elle fréquente un homme ce sera que pour se faire plaisir du moins pour le moment .

    Bonne matinée à tous.

    2
    Butterfly
    Samedi 31 Mars à 14:49

    Meredith la marieuse happy

    Sinon, j'aime bien les scènes Derek Meredith où on les sent devenir un vrai couple, c'est très naturel

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