• CHAPITRE 541

    Derek coupa aussitôt la parole à son ami. Elle a pleuré ? Pourquoi ?

    A cause du souvenir de tes mauvaises actions passées. Mais ne t’en fais pas, je t’ai arrangé le coup, comme toujours, ironisa Mark.

    Bon dieu, est-ce qu’on ne pourrait pas oublier cette histoire une bonne fois pour toutes ? s’écria Derek, énervé. Je ne l’ai pas même pas fait, cette cassette.

    Mark se montra rassurant. Oui, je sais, mais honnêtement, je crois que tu n’as pas à t’inquiéter. C’est juste que comme tu l’as dit, pour le moment, un rien la bouleverse mais en vérité, elle t’a pardonné depuis belle lurette. Et ce n’est pas la conversation qu’on a eue ce soir qui va la faire changer d’avis.

    Derek soupira. J’espère. Alors, qu’est-ce qui s’est passé quand elle s’est mise à pleurer ?

    Tout le monde m’a regardé, mon pote ! Je ne sais pas ce qu’ils se sont imaginé mais ils m’ont regardé comme si j’étais un salaud, raconta Mark.

    Derek sourit. J’aurais bien aimé voir ça.

    Ah j’étais bien emmerdé, je te prie de me croire. La peste ! conclut Mark avec le sourire.

    Avoue que tu l’aimes bien ! dit Derek.

    Avoue que tu l’aimes ! répliqua Mark du tac au tac.

    T’es con ! grommela Derek. Il changea immédiatement de sujet. De quoi vous avez encore discuté ? Tu ne vas pas me dire que vous avez passé trois heures à évoquer ce foutu pari ?

    Mark hocha la tête de droite à gauche. Ah ben, avec le drame qu’elle m’a joué, ça nous a occupés un bon moment, tout de même. A part ça, on a évoqué des souvenirs. Il trouva que le moment était opportun pour mener à bien l’idée qu’il avait derrière la tête. Et puis, je lui ai parlé de mes vacances la semaine prochaine avec Cal, lâcha-t-il, l’air de rien. Je n’avais jamais vu ses yeux briller comme ça.

    Surpris, Derek fronça les sourcils. Elle avait les yeux qui brillent parce que tu vas skier avec Cal ?

    Pfft, souffla Mark. Mais non. Elle avait les yeux qui brillent parce qu’on va à Aspen, la station de ski la plus huppée du pays, là où il y a plein de boutiques de luxe et des stars à tous les coins de rue, bref, tout ce qui fait rêver une gamine de vingt ans qui a vécu toute sa vie dans un trou.

    Donc, elle t’a dit qu’elle aimerait bien y aller, supposa Derek avec le sentiment désagréable que parfois, Meredith avait plus de facilités à se confier à Mark qu’à lui.

    Ah pas le moins du monde, assura celui-ci. Elle m’a juste dit que ça devait être génial. Avec les yeux qui brillent.

    Derek sourit à nouveau. Il commençait à voir où Mark voulait en venir. Mais tu penses que ça lui plairait.

    Mark sourit aussi. Derek commençait enfin à en venir là où il avait voulu l’amener. Ah ça, c’est clair que ça ne lui déplairait pas.

    Et évidemment, ça ne te dérangerait pas si on se joignait à vous ?

    Ah mais pas du tout, certifia Mark sans penser un seul instant à demander l’avis de Callie. C’est même une très bonne idée. Je n’y aurais pas pensé, ajouta-t-il sur un ton ironique.

    Fous-toi de moi. Alors, on en sera, annonça Derek. Mark avait raison, c’était une très bonne idée. Emmener Meredith loin de la ville où elle avait affronté tant d’épreuves, passer quelques jours au calme avec elle, lui faire découvrir les plaisirs de la glisse, c’était alléchant et ça leur serait très profitable à tous les deux.

    Le sourire de Mark s’épanouit. Il avait réussi à joindre l’utile à l’agréable. Non seulement Meredith aurait les vacances dont elle rêvait certainement depuis longtemps, et dont elle avait grand besoin de toute façon. Mais en plus, lui, il aurait le plaisir de profiter de sa présence. Voilà des vacances qui s’annonçaient fort plaisantes. Soudain, il aperçut au loin le corsage rose de la jeune femme. Bon, je dois te laisser, dit-il à son ami. Je te la ramène directement. A plus. Il raccrocha aussitôt.

    Quelques minutes plus tard, ils sortaient du restaurant. La jeune fille inspira une grande bouffée d’air avant de se tourner vers Mark. Merci pour cette soirée. 

    Ne me remercie pas. J’ai passé un bon moment, répondit-il en pensant aux fantasmes qui avaient agrémenté sa soirée.

    Moi aussi et ça m’a permis de me changer les idées, reconnut Meredith. Ça m’a fait du bien.

    Même si je t’ai fait pleurer ?


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