• CHAPITRE 2

    La porte du bloc opératoire s'ouvrit à la volée. L'écho des vivats et des applaudissements se fit entendre. Les deux chirurgiens surgirent côte à côte, un sourire triomphant sur les lèvres. Ils échangèrent un regard complice.

    On a réussi, mec ! Mark leva sa main en l'air.

    Derek vint la frapper à la volée. Oui, on a réussi.

    Ah nom de Dieu ! s’écria Mark avec des yeux brillants d’autosatisfaction. Je viens de vivre les sept meilleures heures de toute ma putain de vie.

    Quel suspense ! s’enthousiasma Derek.

    Ouais. Et quel soulagement quand les morveuses ont bougé leurs pieds, ajouta Mark.

    Derek étouffa un rire. T'es dégueulasse. Ce sont des bébés, tout de même.

    Les deux hommes se dirigèrent vers la salle des douches. Ne me dis pas que tu deviens sentimental, se moqua Mark. Dans tous les cas, j'ai adoré ton speech. Il singea le ton solennel et pompeux que son ami avait pris quelques minutes plus tôt. C'est une réussite scientifique autant qu'humaine.

    Derek prit un air blasé. Que voulais-tu que je dise ?

    Mark étreignit brièvement les épaules de son ami. J'ai cru que Webber allait se chier dessus.

    Tu m'étonnes. On vient de lui faire une sacrée publicité pour sa clinique, se vanta Derek.

    Mark sourit de toutes ses dents. Et pour nous, donc ! Il huma l'air. Tu la sens ? Dis, tu la sens, cette odeur ?

    Derek poussa la porte qui menait aux vestiaires. Quelle odeur ? demanda-t-il d'un air intrigué.

    Mais l'odeur de la gloire, nom de Dieu, s’exclama Mark. L'odeur de la gloire, celle qui nous attend au-dehors. Il ouvrit grand les bras. On est les rois du monde.

    Derek regarda son camarade avec un air goguenard. Du calme, Leonardo. On n'y est pas encore. Et surtout prenons garde à ce que le Titanic ne coule pas.

    Mark secoua la tête avec une mine affligée. Pfft ! Mon ami... ton cynisme me désole. Tu ne peux pas nier que nous avons mené cette affaire d'une main de maître, et ce de A jusque Z.

    Ils commencèrent à se déshabiller. Je dois reconnaître qu'on ne s'est pas trop mal débrouillé, concéda Derek. Mais il faut avouer que la chance était avec nous. Déjà le fait d'apprendre que ce cas existait…

    Et que les parents nous aient fait confiance, ajouta Mark.

    Derek fit une moue dédaigneuse. Comme s’ils avaient eu le choix ! Ils sont pauvres comme Job. Quand on les a appelés, c’est comme si c’était le Messie qui leur téléphonait, déclara-t-il fort peu modestement. Non, notre mérite, c’est d’avoir pu convaincre Richard de prendre tous les frais en charge. Voilà quinze mois qu'il nous soutient sans être sûr du résultat final.

    Les risques étaient limités tout de même, estima Mark. Il sait ce qu’on vaut. Et de toute façon, à partir du moment où on lui a fait miroiter un énorme retentissement dans le milieu médical et la presse, il était à notre botte.

    Néanmoins, il faut rendre à César ce qui lui appartient, insista Derek. Webber a eu du cran de nous suivre sur ce coup-là.

    Mark haussa les épaules. On a su persuader le vieux de miser sur le long terme et on a eu raison. Voilà pourquoi nous sommes les rois du monde.

    Ou du moins que nous le serons un jour, dit Derek en souriant. Il entra dans la douche. Mark prit la cabine voisine. Oui, approuva-t-il d'une voix plus forte pour que son ami puisse l'entendre. Oui, un jour, nous aussi, nous aurons pignon sur rue.

    Derek se savonna énergiquement. Que Dieu t'entende, mon ami !

    Bah ! Dieu n'aura rien à voir avec ça, répliqua Mark. On y arrivera parce qu'on a des couilles ! Un jour pas si lointain que ça, je t'en fiche mon billet, nous serons les patrons de la plus grande clinique privée de Frisco.

    Derek éclata de rire. Ouais. Et ce jour-là, à moi les cerveaux, à toi les nichons !

    Va te faire foutre, connard, hurla Mark avant d'éclater de rire à son tour.


  • Commentaires

    1
    sumolou
    Samedi 8 Février 2014 à 21:15

    Difficile de faire un commentaire, car ces deux chapitres sont identiques à ceux de "Two Hearts"

    Ceci ne m'empêche pas d'apprécier l'histoire et la prose.

     

    2
    Samedi 8 Février 2014 à 21:31

    Pour éviter tout malentendu, je rappelle que j'ai dit que j'avais remanié certaines suites. Donc évidemment, certaines seront totalement identiques aux originales et l'histoire en elle-même ne changera pas. Il y aura des dialogues qui vont être modifiés, des ajouts, des suppressions, et certains aspects de l'histoire vont être changés mais en soi, More Than Words, c'est Two Hearts. 

    Je pense aussi qu'il est préférable de ne pas tout le temps comparer la nouvelle suite à l'ancienne, et de simplement se laisser embarquer par l'histoire :) 

    3
    Sim13
    Samedi 8 Février 2014 à 21:34

    Ces deux toujours aussi macho et roi du monde.

     

    Contente de relire cette fic. Merci

    4
    Béné
    Samedi 8 Février 2014 à 21:38

    Punaise, ce n'est toujours pas la modestie qui les étouffe...  Top de se replonger dans l'histoire!

    5
    Valerie
    Samedi 8 Février 2014 à 22:19

    ça va les deux là, pas trop les chevilles qui enflent ?

    Ce sont peut être 2 brillants chirugiens mais en tant qu'hommes, ils ne valent pas grand chose 

    6
    Nolcéline 97234
    Samedi 8 Février 2014 à 22:54

    Bonsoir à tous, merci pour la suite l'un ne vaut pas l'autre!!

    Bonne nuit à tous.

    7
    sammy
    Samedi 8 Février 2014 à 23:03

    Aussi prétentieux l'un que l'autre 

    8
    Samedi 8 Février 2014 à 23:54

    En plus de la médecine, n'apprend-t-on pas, aux futurs médecins, à avoir un comportement digne et respectueux avec les patients à la faculté de Médecine ? A les traiter avec respect et sans jugements de valeur ????

    Bande d'enfoirés !!!!!!!!

    quand je lis "Et quel soulagement quand les morveuses ont bougé leurs pieds" je suis outrée

    quand je lis :"Comme s’ils avaient eu le choix ! Ils sont pauvres comme Job. Quand on les a appelés, c’est comme si c’était le Messie qui leur téléphonait" je suis choquée et dégoutée

    la performance, le prestige et la reconnaissance, voilà ce qui fait triper ses deux sales mecs ! 

    Je ferais bien un procès aux parents de ces deux pourris ! Je suis quasi-certaine qu'ils sont issues de familles riches et qui ont mis de côté l'éducation des gosses pour des multiples raisons....Enfants pourris, enfants délaissés = Adultes puants !

    9
    Amy
    Dimanche 9 Février 2014 à 18:44
    Juste une petite question... Comment font-ils pour encore passer les portes !?!
    C'est plus un melon qui est à la place de leur tête mais une pastèque !!

    Je déteste leur arrogance et leur air supérieur !
    10
    van
    Lundi 7 Avril 2014 à 11:39

    Les rois du monde? Pfff les rois de la connerie oui!

     

    Pour le coup je déteste ton Derek!

    11
    llindagr54
    Dimanche 24 Mai 2015 à 14:23
    Oh j'aime pas du tout le caractère de ce Derek. Quel prétentieux!

    En tout j'aime beaucoup ta façon d'écrire et j'ai hâte de continuer.
    12
    loveangel
    Jeudi 6 Avril 2017 à 06:33

    OMG!!! Je kiff solide... 

    Mark a solidement l'air d'un cas désespéré... <3

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