• CHAPITRE 1143

    Comme il l’avait promis, Derek n’insista pas. D’accord. Il ramena l’index de Meredith sur son clitoris et recommença à le faire tourner sur la pointe. Appuie dessus tout doucement, lui recommanda-t-il avant de réintroduire ses doigts entre ses lèvres et d’en caresser les parois. Surtout, ne t’arrête pas. Il revint à l’entrée du vagin dont il câlina le pourtour, avant d’y faire entrer lentement son index en calquant le rythme de ses allers et retours sur celui de la caresse que Meredith se prodiguait. Je te suis. Si tu vas lentement, je vais lentement, lui expliqua-t-il. Si tu vas plus vite, je le ferai aussi. C’est toi qui décides. Le regard rivé sur le visage de sa partenaire, il guetta la moindre de ses expressions, prêt à tout arrêter s’il en voyait une négative. Mais il fut heureux de constater que les traits de Meredith se détendaient peu à peu. C’est bon ? se soucia-t-il après quelques minutes.

    Oui, souffla-t-elle. Elle avait un peu honte de le reconnaitre mais ce qu’ils étaient en train de faire était très agréable, plus que ça même. Elle était étonnée de découvrir qu’elle aussi pouvait se donner des sensations, les mêmes que celles que Derek lui procurait, et elle avait l’impression qu’il venait de lui ouvrir d’autres horizons. Oui, vraiment, se caresser en même temps que sentir le doigt de Derek en elle, c’était très sympa. Et pour toi, c’est bon aussi ? s’inquiéta-t-elle soudain.

    Oh oui, c’est bon. J’aime quand je te donne du plaisir. Et quand je te sens excitée, ça m’excite aussi. Il retira son index pour aussitôt le réintroduire en compagnie de son majeur. Ensuite, il se pencha sur sa poitrine et aspira un téton qu’il s’amusa à mordiller et à téter. Meredith gémit et, inconsciemment, accéléra un peu la cadence de son doigt sur son clitoris. Derek posa aussitôt la main sur celle de son amie, pour la faire ralentir. Ne va pas trop vite, lui conseilla-t-il. Si tu retardes ton plaisir, ce sera encore meilleur. Tout en parlant, il s’agenouilla devant elle. Occupe-toi un peu de moi, lui suggéra-t-il avec un ton presque implorant. Elle s’exécuta aussitôt, changeant de position pour permettre à sa bouche d’atteindre la verge tendue, avalant celle-ci avec un enthousiasme non dissimulé tout en ne cessant pas de se masturber. Derek imprima de petits mouvements à son bassin afin de faire mieux coulisser son membre dans la bouche accueillante de Meredith. Très vite, de petits grognements de satisfaction lui prouvèrent à quel point elle appréciait la situation. Ses lèvres se resserrèrent autour du pénis, glissant sur lui à un rythme de plus en plus soutenu, que suivit aussi son index sur son petit bouton. La voir ainsi, l’entendre gémir et éprouver lui-même tant de sensations firent montrer en flèche l’excitation de Derek. Il contracta sa mâchoire, déterminé à profiter le plus longtemps possible de ce merveilleux moment, et tentant de toutes ses forces de garder le contrôle. Tout à coup, une onde de plaisir, plus forte que les autres, le foudroya telle une décharge. Grognant de rage à travers ses dents toujours serrées, il se rejeta violemment en arrière, le poing crispé sur son pénis, tout en fermant les yeux pour tenter de se déconnecter du moment présent et de faire retomber la pression. Lorsqu’il rouvrit les yeux, il vit que Meredith le regardait, un peu perdue, un peu effarée même, comme si elle craignait de lui avoir fait mal. Il lui sourit. C’était trop fort, lui expliqua-t-il pour la rassurer, avant de se pencher vers elle pour lui donner un petit baiser sur les lèvres. Tellement fort que j’ai failli jouir dans ta bouche.

    Et tu ne veux pas ? lui demanda-t-elle timidement. Le faire jouir dans sa bouche, lui donner ce plaisir… elle y avait déjà pensé plusieurs fois. Elle ne savait pas trop à quoi s’attendre et, à vrai dire, elle n’était pas vraiment tentée d’un point de vue personnel. Cependant, elle savait, pour en avoir entendu parler par ses amies, que la pratique était fort appréciée par la plupart des hommes. Elle l'envisageait comme un cadeau qu’elle aurait pu faire à celui qu’elle aimait plus que tout et, s’il le sollicitait, elle le ferait sans hésitation.

    Non, je ne veux pas, mentit Derek en lui prenant le visage entre ses mains. Bien sûr qu’il en avait envie ! L’animal qui était en lui le voulait de toutes ses forces. Mais l’homme, celui qu’il était devenu en tout cas, était plus réticent. Comme il le lui avait dit un peu plus tôt, il ne voulait pas que, pour lui donner du plaisir, elle se force à faire quelque chose qui puisse lui déplaire. L’idée qu’elle puisse éprouver du dégoût, même de façon indirecte, pour lui, lui était insupportable. Alors dans le doute, il préférait s’abstenir. Je te l’ai déjà dit, je ne veux pas de ça pour nous, ajouta-t-il en la dévorant du regard. Ce que je veux pour nous, c’est ça. Il la repoussa lentement sur le matelas et passa les mains en-dessous de ses fesses pour soulever un peu son bassin, avant de plonger la figure entre ses cuisses, sa langue furetant dans tous les recoins de son intimité et s’en délectant sans vergogne.

    Meredith s’agrippa au drap en se cambrant un peu plus et poussa un cri lorsque la bouche de son amant revint assiéger son clitoris déjà par trop échauffé. Elle ne put rien faire d’autre que de s’abandonner à la houle de volupté qui déferla rapidement sur elle, l’agitant de mille petits soubresauts. Comme Derek faisait mine de continuer à la lécher, elle le repoussa doucement, du bout du pied. J’en peux plus, lui confia-t-elle dans un souffle.

    T’en peux plus ? Il émit un petit rire moqueur. Mais ça ne fait que commencer. A genoux entre les jambes de sa petite amie, impudiquement ouvertes, il contempla le sexe qu’il venait de faire jouir, en pensant encore une fois qu’il avait été le premier à le voir, le premier à le posséder. Il serait surtout le seul. Cette femme était à lui et jamais il ne laisserait un autre la lui prendre, il s’en faisait la promesse. Il posa la main sur une cuisse, la caressant doucement jusqu’à revenir sur la vulve, passant et repassant les doigts sur la fine toison blonde pour finalement recommencer à jouer avec le clitoris rouge et gonflé, en l’agitant un peu.

    Non, gémit Meredith en se relevant un peu. Pas ça. Elle lui tendit la main. C’est toi que je veux.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :