• CHAPITRE 1092

    Derek sourit à son amie. Je crois que c’est ce que je vais faire, oui. Ils montèrent sur la passerelle qui menait à la péniche. Et je peux savoir quelle matière tu as prévu de revoir ? demanda-t-il en reposant les sacs par terre, pour prendre son trousseau de clefs dans sa poche.

    Meredith déposa également ses sacs, en attendant qu’il ouvre la porte. Ben, je me suis dit que comme tu es médecin, on pourrait faire de la biologie. J’ai toujours été nulle ! déplora-t-elle en faisant une grimace.

    Ah ! Matière très intéressante s’il en est ! murmura Derek en se retournant vers elle. Il la prit délicatement par la taille. La science du vivant. Il déposa un baiser sur la joue de la jeune fille. L’anatomie. Il embrassa ensuite son menton. La reproduction. Il termina par sa bouche qu’il parsema de petits baisers tendres tandis que sa main venait frôler sa cuisse, remontant tout doucement sur les hanches, s’arrêtant quelques instants à sa taille avant de reprendre le chemin qui menait à sa poitrine. Il sourit légèrement parce que, comme il l’avait supposé, elle ne le repoussait aucunement. Tu vois, moi, ce que j’adore dans les sciences… – il frôla ses seins du bout des doigts, s’amusant à suivre le contour imaginaire de son aréole, en chuchotant à son oreille – ce sont les travaux pratiques. Ça permet de mieux comprendre ce qu’on étudie. Sa main se fit plus lourde sur le globe, l’empoignant plus fermement, tandis qu’il revenait vers la bouche de sa petite amie.

    Celle-ci se collait à lui lorsqu’elle entendit des voix qui venaient dans leur direction. Elle posa sa main à plat sur le torse de son amant pour le repousser doucement. On n’est pas seul, murmura-t-elle.

    Derek se retourna, avec une mine contrariée qui s’effaça dès qu’il reconnut les coupables. Hé vous deux ! Ça fait un moment. Il prit Meredith par la main pour repartir à l’autre bout de la passerelle devant laquelle venaient de s’arrêter deux personnes étroitement enlacées.

    A qui la faute ? s’exclama la femme dont l’énorme ventre rebondi ne laissait aucun doute sur son imminente maternité. Tu n’es jamais là et quand tu y es, tu ne viens pas nous rendre visite, dit-elle en dévisageant avec intérêt Meredith. Mais je commence à comprendre pourquoi ! Elle donna un petit coup sur le bras du chirurgien. Tu pourrais nous présenter ton amie au moins.

    Mais j’allais le faire ! Derek se tourna vers sa compagne. Eh bien voilà, je vous présente Meredith, dit-il avec une intonation de fierté dans la voix. Meredith, voici Naomi et Bill, mes voisins.

    La jeune fille leur serra la main avec un sourire un peu timide. Tous les deux la trentaine, lui aussi blond qu’elle était brune – on dirait le sosie d’Owen Wilson, pensa-t-elle en voyant l’homme – la paire dégageait une forte impression d’harmonie et de sérénité. Elle se prit à espérer qu’un jour, le couple qu’elle formait avec Derek ressemblerait à celui-là.

    Ils habitent juste à côté, lui précisa Derek en montrant la péniche qui se trouvait à la droite de la sienne. Alors, comment tu vas ? demanda-t-il à la future maman.

    Très bien ! clama celle-ci, un sourire jusqu’aux oreilles. On a passé l’après-midi chez Andy. Il habite la grande péniche grise, là-bas, expliqua-t-elle à l’intention de Meredith en tendant le bras vers la gauche. Je serais encore bien restée, mais Bill préfère rentrer. Elle leva légèrement les yeux au ciel. Il a peur que je me fatigue mais je me sens vraiment très bien !

    Elle se sent peut-être très bien mais son médecin l’a tout de même mise en garde, rétorqua Bill. Beaucoup trop de tension !

    Oh ! Ce n’est pas bon pour le bébé, ça, fit remarquer Derek, le regard sévère.

    Ah tu vois ! s’écria Bill, victorieux. Je le lui ai déjà dit mais, moi, elle ne m’écoute pas. Peut-être que toi…

    Tu devrais écouter ton mari, Naomi, assura Derek. L’hypertension est un danger autant pour toi que pour ton enfant. Tu pourrais faire une crise d’éclampsie et… tu pourrais accoucher prématurément.

    Oh mon dieu, oui ! plaisanta la jeune femme. N’importe quoi pour être débarrassée le plus rapidement possible de cet énorme bidon ! ajouta-t-elle avec un clin d’œil complice à l’intention de Meredith.

    L’accouchement est prévu pour quand ? se renseigna cette dernière.

    Dans trois semaines. Si je tiens jusque-là ! Naomi posa ses deux mains sur son ventre. Parfois, j’ai l’impression que je vais exploser. Elle pointa un index menaçant vers Derek. Alors si tu crois me faire peur en me disant que ce bébé pourrait naitre plus tôt que prévu, tu te trompes !

    Je ne plaisante pas, Naomi. Derek posa la main sur l’épaule de sa voisine. Je ne veux pas te faire peur, mais ça peut être dangereux. Pour toi et ton bébé.

    Naomi redevint grave. Je sais, Derek. Je te jure que je prends tout ça très au sérieux. Je fais attention à ce que je mange. Je me repose. J’essaie d’être le plus zen possible.

    Naomi, zen ! Deux mots qui ne vont pas ensemble ! marmonna Bill.

    Oh arrête de râler, toi ! le gronda Naomi. Et laissons ces deux-là rentrer chez eux ! Ils ont bien mieux à faire qu’à t’écouter te plaindre de ta femme. N’est-ce pas ? demanda-t-elle à Meredith. Je suis sûre que vous avez hâte de vous retrouver tous les deux.

    Oh on a passé la journée ensemble. Alors, on n’en est pas à quelques minutes près, plaisanta Meredith en adressant un regard tendre à Derek qui lui sourit.


  • Commentaires

    1
    Butterfly
    Dimanche 26 Janvier à 19:24

    Je suis contente de voir que Derek n'st pas aussi associal que ce que j'avais cru. Il a l'air d'avoir de bonnes relations avec ses voisins, donc ça confirme que son attitude du début était une façon de tenir les gens à distance

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