• CHAPITRE 1071

    Gémissant de plaisir, Derek ouvrit la bouche pour approfondir le baiser. Meredith passa les jambes de chaque côté de ses hanches et perdit ses doigts dans ses cheveux pour le garder plus près d’elle. Il se détacha pourtant et quitta sa bouche, regrettant de ne pas avoir le don de se multiplier pour pouvoir être sur tous les fronts. Le visage surplombant les seins de la jeune fille, il avança doucement la main vers eux, les flattant par-dessus le tissu, avant de se décider à les libérer. Tu es si belle, mon amour, la complimenta-t-il, les yeux exorbités de désir, tandis qu’il défaisait l’agrafe du soutien-gorge. Tes seins… Leur vue le rendit muet. Il se sentait un peu ridicule mais c’était tellement d’émotion qu’il en avait la gorge serrée. Il avait eu tellement peur de ne plus jamais connaitre ce moment, de ne plus jamais avoir la chance de voir ces superbes globes et de les aimer. Il passa presque timidement ses paumes sur leur surface et tressaillit en sentant les tétons se dresser à leur passage. Comme dans un état second, il regarda ses doigts s’accrocher aux rondeurs, les pétrir doucement, en pincer les tétons pour les faire rouler, les griffer délicatement aussi, tout en guettant sur le visage de sa partenaire les signes qu’elle appréciait ses caresses. Les yeux mi-clos, les lèvres entrouvertes, Meredith balançait doucement sa tête de gauche à droite, les mains crispées sur le divan. Dans un gémissement impatient, Derek se jeta sur elle, pressant leurs poitrines l'une contre l'autre, tandis qu’il l’embrassait à perdre haleine. Sa langue léchant le moindre recoin de la bouche de son amie, une main occupée à lui malaxer un sein, il se croyait déjà au paradis. Mais la main de Meredith qui se faufilait entre eux pour atteindre la bosse qui tendait son pantalon le ramena aussitôt sur terre et à sa réalité. Il fit une grimace en prenant appui sur ses deux bras. Il faut que j’aille jusqu’à la voiture, annonça-t-il en maudissant son manque de prévoyance.

    Meredith ouvrit de grands yeux stupéfaits. Pourquoi ? haleta-t-elle. Était-il en train de lui faire un remake de Cloverdale ?

    Il se mit debout à contrecœur. Il n’avait pas envie de la laisser, même pour quelques minutes. On va avoir besoin de préservatifs, lui rappela-t-il. J’en ai dans la boite à gants. Je vais aller les chercher.

    C’est pas la peine, répondit-elle nerveusement, à cause de la frustration dans laquelle cette pause la plongeait. Je prends la pilule.

    Ce fut au tour de Derek d’être abasourdi. Tu prends la pilule ? répéta-t-il lentement. Pourquoi ?

    Meredith le fusilla du regard. C'est toi qui m’as acheté la boite, au cas où tu l'aurais oublié. Et je ne la prends pas pour un autre que toi.

    Il sourit. Ce n'est pas ce que j'ai pensé. Et tu la prends depuis quand ? 

    Depuis le jour où on s’est remis ensemble, ou plutôt le lendemain. J’ai retrouvé la boite dans mon sac, lui expliqua Meredith. Elle y était depuis Aspen. D’après ce que j’ai lu sur la notice, on ne risque plus rien maintenant.

    Derek ne songea pas à vérifier ce qu’elle lui disait, premièrement parce qu’il avait totalement confiance en elle, mais surtout parce que, pour lui, la seule chose importante dans cette information, ce n’était pas que Meredith était protégée contre une éventuelle grossesse, mais que depuis le premier jour de leur réconciliation, elle avait prévu qu’ils referaient l’amour. Tu n’as jamais eu de doutes, lui dit-il dans un murmure, avec un regard caressant. Tu savais que ça arriverait. C'est pour ça que tu l'as prise.

    Bien sûr ! s’écria-t-elle, légèrement agacée. A partir du moment où on était à nouveau ensemble, on allait faire l’amour. Ça coulait de source. Elle plongea les yeux dans ceux, merveilleusement tendres, de son amant. L’amour et le désir ont toujours été là, Derek, dit-elle avec plus de douceur. J’avais juste besoin d’un peu de temps. Mais maintenant, je n’en peux plus d’attendre. Elle lui tendit les bras. Viens.

    Les lèvres du chirurgien s’étirèrent en un irrésistible sourire. L’impatience qu’elle manifestait était le meilleur des encouragements. Il la repoussa délicatement sur le divan, pressant son torse contre sa poitrine tandis qu’il l’embrassait à perdre haleine. Il se frotta contre elle pour lui faire sentir son sexe bandé tout en jouant avec les deux globes laiteux qui se tendaient vers lui. C’était tellement merveilleux de les sentir réagir à chacune de ses caresses qu’il n’attendit plus une seconde pour se jeter sur eux, sa bouche happant tout ce qu’elle pouvait, embrassant la peau satinée des seins, léchant leurs bouts durcis, les aspirant pour les téter avec empressement, les mordillant parfois du bout des dents, en poussant de petits soupirs de satisfaction auxquels faisaient écho ceux de Meredith. Quand Derek la sentit se tortiller sous lui, il lâcha le téton qu’il martyrisait amoureusement et ramena sa main sur le ventre de son amie d’où elle rayonna vers ses hanches et ses cuisses pour finalement s’attarder sur son intimité encore cachée par le tanga. Quand il en gratta légèrement le tissu avec ses ongles, la jeune fille lui prit la main et la plaqua sur sa vulve, lui faisant comprendre ce qu’elle désirait plus que tout en cet instant. Il se redressa un peu pour la regarder, tandis qu’il écartait d’un doigt l’élastique de son sous-vêtement. Mon amour, murmura-t-il d’une voix presque déformée par le désir. J’ai tellement envie de toi. Et toi aussi, tu as envie de moi. Il passa furtivement son index sur la discrète toison blonde. Je le sens, là. Et effectivement, il sentait sous ses doigts l’humidité caractéristique du désir qu’elle ressentait pour lui. Il retira son doigt et passa la main sous le tanga. Oh chérie… Ton petit minou, tout trempé, pour moi.… ça me rend fou. Il s’agenouilla entre ses jambes et commença à abaisser le sous-vêtement, dévoilant peu à peu sa vulve. Montre-le-moi. Laisse-moi le regarder. Depuis le temps que je ne l’ai plus vu. Une fois que le tanga fut à mi-cuisses, il alla plus vite pour le descendre sur ses chevilles et l'enlever tout à fait. Il m’a tellement manqué, avoua-t-il avec fièvre. J’en ai passé des nuits, tu sais, à me caresser en pensant à lui. J’avais envie de l’embrasser. D'y mettre mes doigts. De le prendre. A ce moment-là, Meredith se demanda si elle ne souffrait pas d’un dédoublement de la personnalité. Tout ce qui l’embarrassait, tous ces mots qui la faisaient rougir habituellement, qui la mettaient même un peu mal à l’aise, l’excitaient maintenant au plus haut point. Sans songer un instant à le cacher, elle entrouvrit légèrement les jambes, la tête levée vers le plafond.


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